Les « déguerpissements » ou expulsions forcées ont cours partout dans le monde, dans les pays en développement comme dans les pays développés, dans le contexte de projets de développement, de situations d’urgence ou d’activités de reconstruction. Chaque année, des millions de personnes sont menacées par des expulsions ou sont déguerpies, et souvent se retrouvent sans logement, sans terres et réduites à la pauvreté et au dénuement extrêmes.

Il n’est pas rare que les expulsions forcées se soldent par de graves traumatismes et une régression supplémentaire de leurs conditions de vie pour des personnes qui sont souvent déjà marginalisées ou vulnérables au sein de la société.

Les expulsions forcées constituent des violations flagrantes de nombreux droits humains internationalement reconnus, notamment le droit à un logement convenable, à l’alimentation, à l’eau, à la santé, à l’éducation, au travail, à la sécurité de la personne, à la protection contre les traitements cruels, inhumains ou dégradants et à la liberté de circulation.

Sans-abrisme, précarité…

Les expulsions forcées sont souvent liées à l’absence de sécurité d’occupation, élément essentiel du droit à un logement convenable. Elles entraînent de nombreuses conséquences similaires à celles des déplacements arbitraires, telles que les transferts de population, les expulsions massives, les exodes de masse, le nettoyage ethnique et autres pratiques impliquant le déplacement forcé et involontaire de personnes de leurs terres et de leurs communautés.