Dans la haute sphère de la compétition, le fait de ne pas atteindre un objectif est un signe d’incompétence et une source de sanctions diverses (avertissement, reclassement, opprobre, ruptures…). Dans de telles conditions, la peur de l’échec pousse souvent des personnes potentiellement douées à demeurer dans l’ombre de l’inertie. Or toute activité et toute organisation ont besoin d’innovation pour durer.
Il est désormais avéré l’innovation passe par des désillusions. En d’autres termes, encourager les gens à innover sans craindre l’échec engendre un état d’esprit propice à la croissance. A condition que des règles soient préalablement et clairement définies.

L’échec intelligent
Il faut créer un environnement où l’échec ne soit pas une fin en soi ou la fin du monde. Il n’est nullement question de laisser le prestataire ou l’employé faire n’importe quoi ; il s’agit de définir le contexte spécifique favorable à « l’échec intelligent ».
Cet environnement doit encourager la curiosité et la gestion des résultats positifs ou déficitaires. Chacun, selon le poste qu’il occupe, doit savoir les limites à l’intérieur desquelles l’erreur est admise.
Si ces limites ne sont pas définies, l’échec risque de tuer la créativité et favoriser le découragement.
La leçon de l’échec
Une organisation moderne est celle où une nouvelle réflexion est encouragée et où l’ancienne façon de penser et de faire est ouverte à la contestation et la remise en cause de tous ses membres.
Le grand catalyseur de ce type d’organisation est la libération des forces inhibitrices. Pour que la culture de l’innovation se développe en son sein, l’organisation doit non seulement accepter l’échec mais aussi le célébrer. C’est de cette façon que l’employé acquière la confiance nécessaire pour aller au-delà de sa capacité et faire quelque chose de grand.