La “société permissive” des années 1960 a incité les hommes à penser que les femmes étaient un « paquet de viande » dont ils pouvaient consommer à volonté. Malgré cette disposition apparemment dégradante, les femmes de cette époque croyaient profondément que le sexe était intimement lié à l’amour.

Nombre de femmes ayant atteints la vie adulte dans les années 1960 seraient choquées par la culture du « plaisir à la demande ». Cette nouvelle culture a, à de nombreux égards, transformé le sexe en une simple activité de loisir.

Le droit de l’homme

Beaucoup de femmes des années 1960 étaient animées par la conviction  que cela n’était pas très poli de dire « NON » aux avances d’un homme. La plupart des ces femmes ont été élevée avec l’idée- transmise par leur mère- selon laquelle « il faut dire merci d’avance  à un homme qui veut vous connaitre ». Ce sentiment de soumission totale ou de « droit de l’homme sur la femme » perdurait depuis des centaines d’années.

Dans les années 1960, faire descendre les femmes de leur piédestal et les mettre à la disposition des hommes, semblait couler de source.

Dans ce système « de mise à disposition », la femme n’avait ni le pouvoir dire non, ni le sentiment qu’elle avait le droit de dire non.

En revanche, pour les hommes, le sentiment rapporté est le suivant : « Oh mon Dieu, nous étions tellement à l’aise, tellement chanceux à cette époque. C’était comme un buffet de chaire fraîche à manger à volonté ».

L’impuissance

Cependant, les femmes soumises à des pressions sexuelles étaient également exposées au risque d’infections sexuellement transmissibles. Il y avait une présomption, dans les pays où cela était possible, qu’elles prenaient la pilule. Rien d’autre n’importait. Personne ne pensait aux maladies sexuellement transmissibles (mst). Pour celles qui avaient les moyens, quelques antibiotiques suffisaient pour susciter un sentiment de « sécurité ».

Une grande partie de la culture des années 1960, y compris la mode, telle que les minijupes, exprimait cette « soumission totale » de la femme.

Victime consentante, la femme ne pouvait pas se défendre contre la tradition. Elle exprimait (et cela est encore une actualité) l’impuissance dans toute sa splendeur.

Toutes les filles en voie de « libération » se battaient pour atteindre l’âge de voter et du consentement sexuel.

Mais, malgré cette « mise en danger » permanente, les femmes qui ont atteint l’âge adulte dans les années 1960, semblent majoritairement « choquées » par la culture sexuelle du « un coup une nuit » d’aujourd’hui. Car, la plupart des femmes (des années 60) pensaient (encore) que leur « mise à disposition » était de l’amour.

La décadence

L’attrait du plaisir à la demande, sans rendez-vous, est devenu omniprésent dans cette ère d’anonymat et de loisir. Le sexe est conçu pour être amusant, un exercice technique (gagnant-gagnant!).

Mais quand on examine comment ces relations épistolaires affectent la santé mentale et physique de tant de couples, l’on ne peut s’empêcher de se demander si c’est vraiment ça le bonheur.

Pour de nombreuses personnes adeptes du « un coup, une nuit et sans suite  », la réalité est beaucoup plus sombre. Les sentiments de regret, de solitude et de manque d’épanouissement sont les conséquences malheureuses des rapports sexuels occasionnels.

L’ocytocine, communément appelée «hormone de l’amour», est l’un des produits chimiques que le corps libère pendant les rapports sexuels. L’ocytocine encourage l’attachement, génère également la confiance, suscite l’empathie et favorise la relaxation.

Cette même hormone est également libérée par les femmes pendant l’accouchement et l’allaitement. Compte tenu de la force des liens entre mères et enfants, cela donne une idée de sa puissance en tant que produit chimique. L’ocytocine a été citée comme l’un des mécanismes biologiques favorisant la monogamie chez l’homme, ce qui, incidemment, constitue une contradiction directe avec le concept des « rapports sexuels occasionnels ».

Notis©2019

Par Mary Maz.

Sources: “How Was It For You” par Virginia Nicholson.