David Attenborough concentre tous les traits d’un être attachant : drôle, érudit, humble, passionné et beau parleur. Grace à son don du « camouflage », acquis au contact prolongé avec la faune sauvage, il passe inaperçu. Comme tant d’animaux qu’il nous a fait découvrir pendant plus de 75 ans de télévision, le désormais centenaire (depuis le 08 mai 2026), devient invisible, s’il le souhaite.
« Dans la nature, a-t-il déclaré, on peut savoir si un animal veut être vu ou non. Si vous vous tenez d’une certaine manière en marchant dans la rue, vous attirez l’attention… et si vous ne le faites pas, personne ne vous remarque ! (…) Je m’habille de façon négligée. Je n’ai pas vraiment de style vestimentaire particulier, alors les gens ne me remarquent pas vraiment, à moins de se demander : « C’est qui ce clochard ? »

Son art de passer inaperçu va de pair avec son extraordinaire capacité à captiver son auditoire. Lorsque Davis Attenborough aborde l’un de ses sujets de prédilection – par exemple, la chasse aux fossiles ou les oiseaux – il devient un conteur irrésistible. De même, lorsqu’il délivre un message sur la préservation de la nature, qu’il juge urgent de faire entendre au monde entier, il devient un orateur fascinant, parlant sans notes, ses mots résonnant de vigueur et de conviction.
Selon un producteur qui a travaillé avec lui pendant des décennies, Sir David Attenborough aurait pu devenir Premier ministre, voire un brillant Premier ministre, s’il avait choisi une carrière politique. Tant mieux pour la planète entière, car il est allé au-delà des limites d’un homme politique.