De nombreuses études ont démontré l’importance de l’horloge biologique interne dans la lutte contre l’obésité à la prévention des maladies cardiovasculaires. Dans cette veine, une discipline scientifique émergente, la chrononutrition, soutient qu’une alimentation saine ne se résume pas à ce que nous mangeons, mais aussi au moment où nous le mangeons.

Selon la science une alimentation saine ou malsaine a une conséquence directe sur notre santé globale.

Voici quelques règles à suivre pour une optimisation de votre alimentation :

Le bon horaire.

Marta Garaulet, de l’Université de Murcie en Espagne, s’est intéressée à l’impact des horaires de repas suite à des observations réalisées dans sa clinique spécialisée dans la perte de poids. Elle a observé deux patientes présentant des résultats de perte de poids différents, malgré le fait qu’elles vivaient ensemble et suivaient exactement le même régime alimentaire.

L’une déjeunait vers 13 h, tandis que l’autre ne pouvait manger que plus tard en raison de ses cours. « C’était la seule différence », explique Garaulet. L’étudiante qui déjeunait plus tôt avait perdu beaucoup plus de poids après six semaines.

De nombreuses études ont depuis démontré que notre rythme circadien influence notre faim, notre digestion et notre métabolisme.

Mais pourquoi le fait de manger exactement les mêmes aliments à un moment différent de la journée a-t-il un tel impact ?

Selon Frank Scheer, professeur de médecine et neuroscientifique au Brigham and Women’s Hospital de Boston, dans le Massachusetts : « d’un point de vue biologique, nous ne sommes pas la même personne le matin et le soir. Notre horloge biologique interne régule la quasi-totalité de notre physiologie. En effet, manger à un moment où notre horloge biologique nous indique qu’il est l’heure de dormir peut créer un décalage biologique appelé « désynchronisation circadienne » ».