Le professeur a également souligné que nombre de problèmes de santé que l’on observe généralement plus tard dans la vie peuvent en réalité se manifester « bien plus tôt qu’on ne le pensait.»

Méthode

Les chercheurs ont mené l’étude en suivant 206 jeunes Danois de 18 ans pendant environ deux semaines grâce à des dispositifs qui surveillaient leurs mouvements, leur sommeil et leur glycémie.

Pour chaque heure de sommeil supplémentaire, la glycémie des adolescents est devenue plus stable, avec moins de fluctuations quotidiennes.

Parallèlement, la glycémie moyenne a légèrement augmenté, de 0,39 milligramme par décilitre (mg/dL), une unité de mesure de la glycémie utilisée dans certains pays. Bien qu’une hausse de la glycémie puisse paraître inquiétante, elle s’accompagne d’un risque moindre d’hyperglycémie et d’hypoglycémie dangereuses.

Le professeur Rasmussen a déclaré : « Pour la plupart des jeunes de 18 ans, le diabète semble être une maladie lointaine. Nous savions très peu de choses sur la signification de la variabilité de la glycémie à cet âge. Or, nous observons ici des tendances similaires, même chez de jeunes adultes en parfaite santé.»

L’étude a également révélé que les adolescents dont la glycémie fluctuait davantage au cours de la journée avaient tendance à dormir près de sept minutes de moins la nuit suivante, ce qui sous-entend une influence réciproque entre le sommeil et la glycémie.

Sommeil plus long

Les chercheurs ont également été surpris de constater qu’un sommeil plus long était associé à des taux de glycémie plus élevés le matin. Le professeur Rasmussen estime que cela « pourrait en réalité être bénéfique » car cela pourrait « contribuer à réduire les envies de sucre et ainsi favoriser une glycémie plus stable ».