Manchester City, occupe la tête de la liste des clubs de football les plus riches du monde, en termes de revenus. C’est la première fois de son histoire que ce club du championnat anglais a pris les commandes de la Bourse Internationale du Football, après avoir dépassé le FC Barcelone, qui, lui, a perdu trois places.

Le champion en titre de la Premier League est en tête de la « Money League », classement établi par le cabinet comptable, Deloitte, au titre de la saison 2020-2021, avec un revenu annuel total de 571,1 millions de livres sterling (644,9 millions d’euros), juste devant les 537,7 millions de livres sterling du Real Madrid.

Le FC Manchester City était à la sixième place de la Money League de la saison précédente, derrière son voisin et rival ancestral, Manchester United, et les géants espagnols, Real Madrid et FC Barcelone, qui ont longtemps dominé sans partage les rangs de Deloitte.

L’ascension fulgurante, d’un point de vue financier, a suivi la transformation de la fortune du club sur le terrain, City passant du statut de « outsider » permanent à un géant du football anglais, après la prise de contrôle du capital social par les magnats d’Abu Dhabi en 2008.

Au cours des 25 années qui ont suivi l’introduction de la Money League, après la saison 1996-97, les revenus de City sont passés de 12,7 millions de livres sterling à 571,1 millions de livres sterling.

Le leader de la Premier League est rejoint dans le top 10 par cinq autres clubs anglais, avec United à la cinquième place, Liverpool et Chelsea, respectivement septième et huitième, et Tottenham à la 10e place.

Le Bayern Munich a terminé troisième devant Barcelone, avec le Paris Saint-Germain sixième et la Juventus neuvième.

Effets Covid-19

L’impact de la pandémie de coronavirus a modifié la donne l’année précédente, United et Spurs perdant tous deux une place et Liverpool perdant deux positions.

Parmi les 10 meilleurs clubs, seuls City, le PSG, Chelsea et la Juventus ont enregistré une augmentation de leurs revenus par rapport à l’année précédente.

FC Barcelone, en revanche, a été le plus grand perdant de cette édition de la Money League, glissant de la première à la quatrième place – son plus bas classement depuis 2014 – après un été au cours duquel des problèmes financiers très médiatisés ont forcés ses dirigeants à se séparer de Leo Messi.

Dans l’ensemble, Deloitte a estimé que les clubs de la Money League ont manqué bien plus de 1,7 milliard d’euros de revenus au cours des deux dernières saisons en raison de Covid-19.

Pourtant, le football s’est avéré plus résistant que d’autres secteurs industriels et, bien que les matches sans spectateurs aient contribués aux revenus les plus bas de ces 25 années de publication. Cependant, les revenus de diffusion ont atteint un niveau record de 3,7 milliards de livres sterling dans les meilleures ligues européennes.

Malgré les défis posés par Covid-19, la Premier League est restée aussi solide que jamais d’un point de vue financier, fournissant 11 des 20 meilleurs clubs de la liste de Deloitte – la proportion la plus élevée jamais enregistrée.

Dan Jones, responsable du Sports Business Group chez Deloitte, s’attend à ce que l’écart entre la Premier League et les autres championnats européens se creuse encore plus dans un avenir proche.

« Les valeurs des droits de diffusion de la Premier League devraient s’éloigner davantage des autres « cinq grands » championnats européens à partir de la saison 2022-23″, a-t-il déclaré.

« Avec le renouvellement des accords nationaux existants dans les mêmes conditions, la valeur totale des droits internationaux devrait augmenter de 30 % et dépasser la valeur des droits nationaux pour la première fois. »

Notis©2022

Par Sidney Usher

Sources: Deloitte Football Money League 2021