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Une nouvelle architecture de l’aide internationale qui allie soutien aux réfugiés et aux communautés qui les accueillent est nécessaire. Les voisins des pays en guerre sont invités à assumer une part croissante de la charge de la crise. Près de neuf réfugiés sur dix vivent dans les pays en développement – contre 70% il ya une décennie. L’aide au développement devrait également être mis à la disposition des pays aux prises à l’afflux massif de réfugiés – même si, comme dans le cas du Liban et de la Jordanie, ils sont considérés comme des pays à revenu intermédiaire

Un nouveau modèle 

L’actuel système humanitaire multilatéral est construit sur trois principaux piliers. Les organismes d’aide, les populations hôtes et les donateurs. En fin de compte, dans un tel système, ce sont les contribuables qui paient la facture et les communautés d’accueil qui paient les pots cassés. Ce n’est plus suffisant.

Dans un monde marqué par des resserrements du budget public et la privatisation de la richesse, les chefs d’entreprise doivent également devenir une partie intégrante de la chaîne humanitaire. Les classes moyennes et les communautés d’accueil sont incapables, à elles seules, de supporter toute cette masse de désespoir. Il faut donc inciter le secteur privé à augmenter sa participation, tant en termes d’actions sur le terrain qu’en termes de soutien financier.

Il y a plusieurs moyens d’y parvenir. Outre les contributions directes, l’accent devrait aussi être mis sur la création d’emplois qui bénéficieraient à la fois à la population locale et aux réfugiées. Les sociétés privées doivent s’investir encore plus dans la création des emplois locaux et les gouvernements des pays d’accueil ont la charge de lever les restrictions sur l’emploi des réfugiés. L’accès aux moyens de subsistance contribuera à briser le cercle vicieux d’appels humanitaires sous-financés, augmenter l’autonomie, créer les compétences et semer les graines d’une reconstruction profitable à tous.
En d’autres termes, il existe des solutions constructives. Dans un monde où l’invention d’une application pour téléphone mobile peut se vendre à des milliards de dollars, il est possible de créer un peu d’espoir pour ceux qui, pris dans le piège des conflits, n’ont jamais eu l’occasion de réaliser leur rêves les plus élémentaires.