Le dysfonctionnement érectile (DE), également connu sous le nom d’impuissance ou impotence, désigne un homme incapable d’obtenir ou de maintenir une érection suffisamment ferme pour avoir un rapport sexuel.

300 millions d’hommes souffriront d’un dysfonctionnement érectile en 2025

Jadis, plus fréquent chez les mâles de plus de 40 ans, aujourd’hui – pour causes de désordre alimentaire et crise climatique – l’impotence touche les hommes de tous âges.

Le fait que « l’engin » ne reste pas débout (pendant au moins 13m52s, le temps qu’il faut normalement à la femme pour atteindre le sommet orgasmique) ne suscite généralement pas d’inquiétude : cela serait dû à la fatigue, au stress, à l’anxiété ou à l’alcool.

Cependant, des études récentes ont montré que l’impotence doit être prise au sérieux, car non seulement, elle affecte la productivité, mais aussi témoigne d’un problème de santé sous-jacent.

Le dysfonctionnement érectile affecte le travail

Une nouvelle étude révèle que les hommes atteints de dysfonction érectile (DE) risquent d’être moins productifs au travail.

Les chercheurs affirment que les hommes impuissants ont deux fois plus de chances que leur productivité professionnelle soit inférieure à celle des hommes ne souffrant pas d’un tel dysfonctionnement.

“Cette étude montre que la dysfonction érectile reste une préoccupation majeure, qui affecte la productivité du travail et l’absentéisme”, a déclaré le co-auteur, le Dr Wing Yu Tang, directeur de la société pharmaceutique Pfizer, qui a dirigé l’étude.

Manque de concentration, baisse de productivité des hommes atteints de DE

Les chercheurs ont constaté qu’environ 25% des hommes souffrant de dysfonctionnement érectile souffraient d’une faible productivité au travail, contre 11% des hommes non atteints de dysfonctionnement.

Les hommes « impuissants » sont plus de deux fois plus susceptibles, comparativement à leurs collègues, de rester à la maison après le travail et de ne pas se donner à fond dans le travail. Le DE est si préoccupant qu’il devient obsessionnel. Il en découle un manque de concentration et une baisse de la motivation.

Les chercheurs ont également constaté que les hommes impuissants avaient une faible qualité de vie liée à la santé, mais sans préciser ce que cela signifiait.

“La couverture mondiale des données, qui provient de huit pays, suggère également que cette question est omniprésente dans toutes les régions géographiques”, a déclaré l’auteur principal, Tarek Hassan, directeur médical régional du laboratoire de recherche Pfizer.

Le dysfonctionnement érectile est un signe avant-coureur

L’impuissance serait le premier signe d’une mauvaise circulation sanguine dans le corps. Les recherches montrent que les hommes souffrant de DE risquent davantage de contracter une maladie cardiaque(MC), un accident vasculaire cérébral ou un décès prématuré.

Des scientifiques chinois ont examiné 25 études portant sur plus de 154 000 hommes. Ils ont découvert que ceux qui avaient du mal à réveiller leur organe et à le maintenir debout avaient 59% plus de risques de développer une MC que ceux qui n’avaient aucun problème à ce niveau.

L’impuissance augmenterait le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) chez les hommes de 34% et de décès prématuré de 33%, a révélé l’étude.

Les risques du lien entre le DE et les MC seraient plus importants chez les hommes impuissants âgés de plus de 55 ans, diabétiques et/ou fumeurs.

Les MC et le DE sont souvent déclenchées par l’accumulation de plaque dans les artères, appelée athérosclérose. Comme les artères du pénis sont plus étroites que celles du cœur, le DE peut devenir un problème avant que des signes de MC ne soient apparents.

La dysfonction érectile est également fortement corrélée à la dépression, qui peut constituer un facteur de risque de MC. Si elle n’est pas traitée, la «dépression évoluée» peut être un «catalyseur» d’une mauvaise santé. Les chercheurs notent que les patients ayant des problèmes de santé mentale peuvent également être réticents à demander de l’aide pour leur DE.

Les scientifiques exhortent les urologues et les cardiologues à examiner la santé sexuelle d’un patient masculin lors des visites de routine afin de prédire le risque.

Le DE toucherait plus de 100 millions d’hommes dans le monde. Ces personnes devraient atteindre le chiffre de 300 millions d’ici 2025.

Les statistiques montrent également que les MC sont responsables d’un quart des décès, notamment, au Royaume-Uni et aux États-Unis et seraient la première cause de décès dans les pays en développement.

Notis©2019

Par Mary Maz.