Dans leur nouveau rapport sur l’environnement, des scientifiques du Met Office estiment quasi certain que le record de l’année la plus chaude, établi pour la dernière fois en 2024, sera battu au moins une fois au cours des cinq prochaines années.

Selon leur analyse, les températures mondiales des cinq prochaines années oscilleront entre 1,3 °C et 1,9 °C au-dessus de la moyenne de la période 1850-1900.

Avec le réchauffement climatique attendu dès juillet 2026, les scientifiques soutiennent que la vague de chaleur extrême de la fin du mois de mai de la même année n’est que le début.

Autre constat inquiétant : des chercheurs ont également observé une accumulation d’eaux chaudes dans l’océan Pacifique, ce qui pourrait annoncer un épisode « super El Niño ».

Anomalies globales de température de l’air en surface de juin à août

Le Dr Leon Hermanson, météorologue au Met Office et principal auteur du rapport, déclare : « Un épisode El Niño est prévu pour la fin de 2026, ce qui augmente les chances que l’année suivante, 2027, soit une nouvelle année record.»

Les scientifiques prévoient une forte probabilité (75 %) que la température moyenne cumulée sur les cinq années comprises entre 2026 et 2030 dépasse la limite de réchauffement de 1,5 °C (2,7 °F) fixée par l’Accord de Paris.

Il est également quasi certain que la température moyenne d’au moins une année de cette période dépassera ce seuil de 1,5 °C (2,7 °F).

En signant l’Accord de Paris, les nations se sont engagées à contenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C (3,6 °F) par rapport aux niveaux préindustriels et à poursuivre leurs efforts pour le limiter à 1,5 °C (2,7 °F).