Même si les cinq prochaines années enregistrent des températures supérieures de 1,5 °C à la moyenne de la période 1850-1900, cela ne signifie pas que les termes de l’accord ont été enfreints.
En effet, l’Accord de Paris se réfère à une période beaucoup plus longue, prenant en compte la température moyenne sur une période de 20 ans au lieu de seulement cinq.
Cependant, les scientifiques ont averti que chaque fraction de degré au-dessus du seuil de 1,5 °C aura des conséquences bien plus graves pour le monde.
La mise à jour annuelle et décennale mondiale de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) combine les travaux de 13 instituts de recherche du monde entier.
Leurs données montrent que le monde se dirige vers un réchauffement climatique croissant.
Ces fortes chaleurs se feront particulièrement sentir dans l’Arctique, qui continue de se réchauffer beaucoup plus vite que le reste du monde.
Le rapport prévoit que les températures moyennes des cinq prochains hivers arctiques seront supérieures de 2,8 °C (5 °F) à la moyenne préindustrielle. Cela aura un impact significatif sur la banquise arctique, avec des réductions supplémentaires de la couverture de glace prévues dans les mers de Barents, de Béring et d’Okhotsk.
Surtout, ces rapports indiquent une forte probabilité de développement d’un phénomène El Niño vers la fin de cette année et jusqu’en 2027 et 2028.
L’oscillation australe El Niño (ENSO) est un cycle climatique naturel qui alterne tous les deux à sept ans entre une phase chaude El Niño et une phase froide La Niña.