Incidences
Cette jurisprudence a finalement conduit la Californie à adopter un projet de loi, en date du 11 septembre 2019, disposant qu’un taximan utilisant le logiciel mis à disposition par Uber doit être classé comme un employé et recevoir une protection sociale, qui implique, notamment, un salaire minimum et des allocations de chômage.
En novembre 2019, le ministère du Travail et du Développement de la main-d’œuvre du New Jersey a décidé que les chauffeurs devaient être classés comme des employés et a infligé une amende de 650 millions de dollars à Uber pour les impayés de chômage et d’assurance-invalidité.
Dans certaines juridictions, les conducteurs se voient garantir un salaire minimum, comme à New York, où les conducteurs doivent gagner 26,51 $ / heure avant les dépenses ou 17,22 $ / heure après les dépenses.
Des analyses ont montré qu’en l’absence de lois, de nombreux conducteurs gagnent moins que le salaire minimum garanti. Un rapport de mai 2018 de l’Economic Policy Institute a révélé que le salaire horaire moyen des conducteurs était de 9,21 dollars, ce qui est dérisoire, vue les dépenses et taxes auxquelles un contribuable normal doit faire face.
Le droit a un salaire minimum et à des congés-payés obtenu par les chauffeurs d’Uber fait cependant craindre que l’entreprise ne répercute les coûts sur les passagers. Il faut en effet s’attendre à ce que les responsables d’Uber cherchent par tous les moyens à répercuter ses coûts d’exploitation accrus sur ses clients.
L’arrêt de la cour suprême, en Grande Bretagne, ouvre la voie à davantage de réclamations judiciaires de la part des travailleurs de l ‘«économie de marché informelle». Une plainte est déjà déposée contre le rival d’Uber, Addison Lee. Certaines entreprises de messagerie, comme DPD, utiliseraient des modèles similaires qui pourraient être contestés en justice.