Mercredi, 22 avril 2020, 50e anniversaire de la journée la Terre, le pape François a lancé un vibrant appel en faveur de la protection de l’environnement, affirmant que la pandémie de coronavirus a montré que certains défis devaient être relevés par une mobilisation mondiale.

Le pape, qui a écrit en 2015 une encyclique majeure sur la défense de la nature et les dangers du changement climatique, a consacré son discours – diffusé depuis la bibliothèque du Palais apostolique à cause du confinement – au désastre causé par l’homme.

“Nous voyons surgir des tragédies naturelles, qui sont la réponse de la Terre aux mauvais traitements que nous lui infligeons”, a déclaré le Pape. «Si je demande maintenant au Seigneur ce qu’il en pense, je ne pense pas qu’il dirait que c’est une très bonne chose. C’est nous qui avons ruiné l’œuvre de Dieu », a-t-il conclu.

Le Pape François a salué les mouvements de protection de l’environnement, affirmant qu’il était nécessaire que les jeunes « descendent dans la rue pour nous apprendre ce qui est évidence même, à savoir qu’il n’y aura pas d’avenir si nous détruisons l’environnement qui nous soutient ”.

Citant un proverbe espagnol selon lequel Dieu pardonne toujours, l’homme pardonne parfois mais la nature ne pardonne jamais, le souverain pontife a déclaré: “Si nous continuons à détériorer la Terre, la réponse sera horrible et définitive !”

Point de repère dans l’émergence du mouvement environnemental lors de sa première apparition en 1970, le « Jour de la Terre » a incité, 50 année plus tard, de nombreux participants de haut rang, notamment le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, à demander aux gouvernements de poursuivre la « restauration verte » en réponse à la pandémie.

Depuis leur bureau respectif, le pape et le SG de l’ONUG ont fait du changement climatique leur cheval de bataille. Monsieur Guterres a insisté sur le fait que la terre n’est pas « un dépôt sans fin de ressources à exploiter », tandis que le Pape est insisté sur le fait que « nous, êtres humains, avons péché contre la Terre, contre notre voisin et, finalement, contre le Créateur ».

En 2019, après un synode d’évêques tenu dans la région amazonienne, le Pape François a déclaré qu’il envisageait d’ajouter une définition des «  péchés écologiques » dans le Catéchisme de l’Église catholique romaine, un recueil d’enseignements et de règles des valeurs chrétiennes.

Tout comme Monsieur Guterres, le Pape a comparé la réponse aux dangers environnementaux à celle de la riposte économique contre la pandémie.

“Ce n’est qu’ensemble et en prenant soin des plus fragiles (membres de la société) que nous pourrons relever des défis mondiaux”, a déclaré le pape.

Jusqu’à présent, les plans de relance économique massivement lancés par les États-Unis, la Chine et les gouvernements européens se sont principalement concentrés sur la réparation des dommages causés au tissu industriel et sur la menace d’une dépression de l’économie mondiale.

Mais les d’autres voix publiques, notamment en France et en Allemagne,  ont manifesté leur soutien en faveur d’un plan Marshall climatique, un thème repris par plusieurs groupes écologique militant dans le monde entier depuis des dizaines d’années.

Notis©2020

Par Sidney Usher