La dépendance au jeu devrait être traitée comme un problème de santé publique, au même titre que l’alcoolisme et le tabagisme.

Cette addiction prend de plus en d’ampleur, au point d’être aujourd’hui un problème de santé publique urgent, qui doit, de ce fait, être pris également au sérieux. Une intervention est nécessaire aux niveaux national et local pour limiter les dégâts de ce fléau.

Le temps passé à la maison et le sentiment accru d’isolement, à cause des mesures de restriction publique, ont alimenté un nombre impressionnant d’accros aux paris en ligne.

Les dernières données officielles sur les jeux de hasard montrent que les paris en ligne ont enregistré une augmentation constante augmentant de 29% le revenu mensuel brut des entreprises organisatrices. Les parieurs n’ont plus le temps de faire autre chose.

La montée du « jeu comme mode de vie » est une réalité. Le marché mondial du jeu a atteint 162,32 milliards de dollars en 2020. D’ici 2026, ce nombre devrait atteindre 295,63 milliards de dollars. En d’autres termes, l’industrie est en plein essor et incroyablement compétitive. Rester à la maison signifie que le nombre de personnes jouant à des jeux a considérablement augmenté, ainsi que le type de jeux auxquels les gens jouent. Les téléchargements mondiaux de jeux ont augmenté de 75 %, de 2019 à 2020, et la durée de visionnage des diffusions en direct de jeux a augmenté de 45 %.

Le témoignage de gens à travers le monde ayant perdu des proches du fait des jeux d hasard rappelle la nécessité d’un nouvel ordonnancement des lois sur ces pratiques vicieuses afin de lutter contre les abus.

Les gens comprennent souvent les dépendances aux substances et peuvent être beaucoup plus réceptifs à la manière dont ces problèmes doivent être traités. Considérer l’addiction aux jeux et ses méfaits comme est un pas précieux vers la prévention et favoriserait l’aide à celles et ceux qui sont déjà dans le besoin de soutien.

Les services de réglementation, d’éducation et de traitement qui ont réussi à réduire les dommages causés par le tabagisme et la consommation d’alcool n’ont pas été systématiquement développés et appliqués aux jeux. Pour combler ce vide, le gouvernement pourrait, par exemple, songer à imposer un prélèvement sur les opérateurs de jeux pour financer le traitement de la dépendance.

Il serait également judicieux de limiter l’accès aux jeux en ligne en  introduisant des contrôles sévères pour savoir si les joueurs risquent gros, en termes de perte.

Une approche de santé publique est nécessaire pour éviter de nouvelles souffrances aux familles dans le désarroi. Il est temps de réglementer de manière appropriée avec des restrictions sur la publicité, la mise en œuvre de contrôles d’ « abordabilité » et la garantie que les produits proposés par les organisateurs soient plus sûrs.

Après les hommes, les femmes aussi se connectent de plus en plus aux jeux en ligne. Les joueuses suicidaires, font maintenant la norme, pas l’exception. Ce sont des femmes, des mères et des épouses suicidaires. Ces femmes sont désespérées. Ce ne sont pas les cas que nous connaissions il y a 10 ou 15 ans. Elles sont devenues la nouvelle proie des publicités prédatrices. Celles qui regardent la télévision de jour, du matin au soir, sont bombardées de publicité sur les jeux de hasard.

D’anciens accros au jeu témoignent qu’Il y a eu une augmentation massive du nombre de joueuses. C’est problématique, car le sentiment de honte empêche les femmes de parler de leur addiction.

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