Pour résoudre le problème du chômage, les autorités publiques préconisent la flexibilité au travail. Cependant, certains spécialistes commencent à remettre en cause les avantages de cette nouvelle modalité de travail. C’est le cas du professeur Gail Kinman, un psychologue de la santé du travail, qui soutient que « le travail flexible est une façon de travailler qui ne convient pas aux besoins des travailleurs ».

Le Brouillage

Selon cet universitaire, membre de l’association  britannique des psychologues, le travail flexible peut faire plus de mal que de bien à l’employé, parce qu’en brouillant et rendant flou la frontière entre les heures de travail et les heures de repos, il accroît le stress au travail.

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Dans son étude, le professeur Gail Kinman, analyse les liens entre les nouvelles formes et pratiques professionnelles (le télétravail, le travail à domicile, les horaires flexibles, les contrats à temps partiel, les congés non rémunérés…) et les hormones de stress. Il en résulte que les tâches de travail (consultation et envoi d’email…) effectuées dans un environnement familial augmentent de façon substantielle le niveau du stress.

«Si vous vous inquiétez continuellement du travail, même à la maison, votre organisme ne récupèrera pas correctement. Vous pourriez dormir, mais vous ne dormirez pas bien. Finalement, l’efficacité de votre système immunitaire en pâtira », a dit le professeur Gail Kinman.

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En substance, son rapport recommande le renforcement de la barrière entre le travail et la vie privée.

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