Dans un rapport apocalyptique notifié aux clients d’une holding financière, des économistes ont déclaré que le fait de ne pas réduire les émissions de carbone pourrait entraîner des événements «catastrophiques» tels que des conditions météorologiques extrêmement insupportables, des guerres, des pénuries de nourriture et d’eau et une dévastation de la nature.

Le rapport, intitulé «Entreprise à risque: le climat et la macroéconomie», a été financé par la banque américaine, JPMorgan Chase & Co. Ses auteurs affirment qu’un grand nombre de personnes pourraient devoir quitter leur pays en raison de l’élévation du niveau de la mer ou des terres agricoles laissées stériles par une chaleur étouffante. En outre, des pertes de dizaines de milliards de dollars pourraient être engendrées par la récession de l’économie mondiale.

Selon les analystes de la banque l’impact du changement climatique est incommensurable, affectant tout sur son passage : du stress sanitaire et politique à la biodiversité ou la survie des espèces. Le rapport ajoute: “Nous ne pouvons pas exclure des conséquences catastrophiques sur la vie humaine.”

Pire Banque

Ce rapport a été publié en réponse aux critiques de militants verts accusant  JP Morgan Chase d’être l’un des plus grands contributeurs au changement climatique dans le monde des entreprises. En effet, selon les enquêtes du Rainforest Action Network, la holding financière américaine aurait a fourni, en crédit, plus de 200 milliards d’euros aux entreprises liées aux combustibles fossiles entre 2016 et 2018.

Les militants du climat ont, en outre, qualifié le chef de la banque, Jamie Dimon, née en 1957 – qui a une fortune personnelle estimée à 1,5 milliard de dollars – de “pire banquier mondial du changement climatique”.

Les militants vert ont manifesté devant le siège de JPMorgan Chase & Co, à New York appelant ses dirigeants à “mettre de l’ordre dans cette maison et à agir”, affirmant qu’elle “alimentait financièrement la crise climatique et écologique qui détruit des vies”.

Commentant, le faux-vrai « le mea culpa » de la banque- le représentant du groupe social écologiste international, « Extinction Rebellion » (XR) a déclaré: “Le rapport est franc, il expose les risques auxquels sont confrontées nos civilisations, notamment, les catastrophes naturelles et les conflits. Il défini également des scénarios probables qui créent d’énormes défis pour la survie de la race humaine.”

Le mouvement écologique a également ajouté que le changement climatique n’est pas : «seulement le plus gros problème économique auquel l’humanité ait jamais été confrontée, mais le plus grand problème moral. Ce ne sont pas les revenus de nos enfants et petits-enfants dont nous parlons ici, mais leur vie. »

Sombre conclusion

Le rapport des analystes de JP Morgan contient des suggestions qui risquent d’inquiéter et consternés certains chefs d’entreprise.

Ils ont déclaré qu’une «taxe sur les émissions de CO2» serait l’un des moyens les plus efficaces d’encourager les entreprises à utiliser l’énergie verte. Cependant, ils ont admis que cela ne se produirait “pas de sitôt” en raison des préoccupations des pays développés quant à l’impact que cela pourrait avoir sur l’emploi et la croissance économique. Les pays en développement craignent que l’amélioration des conditions de vie ne soit entravée par cette décision.

Les analystes ont noté le vœu de certains pays développés de réduire ses émissions de carbone à zéro d’ici 2050, mais ont déclaré: “On ne sait pas exactement comment cela sera réalisé.”

Dans leur conclusion  les experts de la Banque ont déclaré qu’il est «possible que l’avenir ne soit pas trop mauvais», mais que «plus probablement, la situation continuera de se détériorer».

“Aucun gouvernement ne semble disposé à sacrifier les revenus de ses citoyens actuels soit en faveur de leurs enfants et petits-enfants, soit en faveur de citoyens d’autres pays”, ont-ils écrit.

«Le changement climatique est un problème mondial qui exige une réponse mondiale. Cela ne se produit pas vraiment … Cela ouvre la terre à une plus grande probabilité d’issue catastrophique. »

Ils ont également déclaré que tout retard dans l’action augmentait la probabilité que «les coûts de la lutte contre le changement climatique augmentent» et que «les changements climatiques soient irréversibles».

Un porte-parole de JP Morgan a déclaré que ses analystes financiers avaient exprimé une opinion indépendante et que leur rapport ne représentait pas la position officielle de la banque.

Notis©2020

Par Sidney Usher