Selon l’Organisation mondiale de la santé, au 11 avril 2020, au moins 70 vaccins contre les coronavirus sont en cours de développement dans le monde. Trois vaccins seraient déjà testés sur des humains.

Tous les fabricants de médicaments -petits et grands- tentent de trouver un remède contre l’agent pathogène mortel.

Des essais d’un vaccin anti covid 19 sur des candidats humains ont commencé

L’essai le plus avancé dans le processus clinique est un vaccin expérimental développé conjointement par la marque « CanSino Biologics », installée à Hong Kong, et le « Beijing Institute of Biotechnology », qui sont en phase 2. Les deux autres vaccins testés sur l’homme sont des traitements développés séparément par des fabricants pharmaceutiques américains.

Distanciation sociale

Les progrès se produisent à une vitesse sans précédent dans la mise au point de vaccins, car il est peu probable que l’agent pathogène infectieux soit éliminé par des mesures de confinement et distanciation.

Interdire les rassemblements de groupes, fermer les frontières, conseiller aux gens de rester à 1,5 mètre l’un de l’autre et confiner les gens à leur domicile s’est avéré efficace, notamment en Chine, pour arrêter la propagation du coronavirus.

Toutefois, avec cette méthode de distanciation sociale, le public ne gagne pas d’immunité en grand nombre et le virus pourrait réapparaître de façon spectaculaire si les mesures de confinement et distanciation étaient levés.

Pour produire des résultats positif (contenir la propagation du virus), la distanciation ou confinement social doit être accompagné d’un dépistage efficace. Les dépistages massifs laissent à désirer, car les risques d’erreur ne sont pas à négliger. Les résultats faussement positifs ou négatifs sont particulièrement problématiques pour contenir la propagation de COVID-19. En effet, les individus infectés peuvent involontairement transmettre le virus tout en étant complètement asymptomatiques.

Pourquoi les faux négatifs se produisent-ils? Une étude récente réalisée par des chercheurs de Johns Hopkins a rapporté que le timing peut être un facteur important. De plus, les écouvillons oropharyngés sont beaucoup plus précis que les écouvillons nasaux lorsqu’il s’agit de détecter le virus.

Course contre la montre

L’industrie pharmaceutique espère réduire le temps nécessaire pour mettre un vaccin sur le marché – généralement environ 10 à 15 ans – au cours des 24 prochains mois.

Les fabricants de médicaments, petits et grands, se sont mobilisés pour essayer de développer un vaccin, qui serait le moyen le plus efficace de contenir le virus. Des géants pharmaceutiques comme Pfizer Inc. et Sanofi ont des avancées aux stades pré-cliniques.

Le porte parole de la firme CanSino a déclaré avoir reçu l’approbation réglementaire de la Chine pour commencer les essais humains de son vaccin. La firme Moderna, basée à Cambridge, dans le Massachusetts (usa) – peu connue dans la sphère de l’innovation pharmaceutique – a reçu l’approbation réglementaire pour passer rapidement aux essais sur les humains, sautant les années des essais sur les animaux qui sont la norme dans le développement de vaccins. Inovio a, elle, commencé ses essais humains le 06 avril 2020.

Les chercheurs de l’Université d’Oxford sont, eux, convaincus  qu’ils produiront un vaccin prêt d’attaque dès septembre 2020. Une date à laquelle les pics seront très certainement  atteint dans plusieurs épicentre de la pandémie.

La conduite d’essais après la disparition du pic présente un autre problème, car tant de personnes auront développé une immunité naturelle d’ici là, et la quantité de transmission aura chuté de sorte que ceux qui ne sont toujours pas immunisés mettront plus de temps à être exposés au virus.

Les scientifiques d’une société de biotechnologie dénommée « Sorrento Therapeutics », basée à San Diego (Californie), ont déclaré avoir trouvé un anticorps, STI-1499, qui bloque complètement le coronavirus dans sa chevauchée destructrice. La société affirme que son « remède » a empêché le coronavirus d’entrer dans 100% des cellules humaines saines. C’est l’un des nombreux anticorps qui devraient être combinés avec d’autres médicaments pour obtenir un « cocktail » anti-covid-19.