Aujourd’hui, plus que jamais, il est difficile de trouver une activité professionnelle dans laquelle on peut prospérer sur le long terme. Les temps où on pouvait travailler vingt ans d’affilé dans une même boite est révolu. Aucune carrière n’est à l’abri de l’obsolescence technologique et de la concurrence mondiale.

Cependant, certains experts en carrière croient détenir la solution. Selon eux, au lieu de se concentrer sur un secteur d’activité spécifique, il faudrait travailler à la construction de diverses forces de compétence pour se donner une longueur d’avance.

Regarder devant soi

Même sans boule de cristal pour prédire l’avenir, il faut regarder vers l’avenir, conseille un expert américain, qui a des bureaux à Atlanta et Paris. «Vous devez être prêt à vous re-outiller, à vous réinventer… Parfois, cela signifie dire oui à une offre, alors même que vous n’êtes pas sûr du résultat », a-t-il dit. Pour Monica O’Reilly, directrice chez Deloitte& Touche LLP, “la clé, c’est de voir cela comme une opportunité fantastique pour apprendre et grandir en faisant ce qu’on aime faire”.

Ne soyez pas trop à l’aise

La plupart des employés bien établis, avec des décennies d’expérience de travail, font souvent l’erreur de penser que leurs emplois sont sécurisés. Une consultante basée dans le Connecticut (USA) l’a témoigné : «J’ai vu des centaines et des centaines de chefs d’entreprise, hommes et femmes, âgés de plus de 50 années, qui se sont soudain réveillés et rendus compte qu’ils n’avaient pas construit un réseau de soutien, n’avaient pas mis leurs compétences à jour, n’avaient pas appris les nouvelles tendances dans leurs domaines… ».

Développer une mentalité flexible

Les travailleurs ont besoin de s’habituer à l’idée d’avoir de 10 à 15 emplois pendant la durée de leur carrière, selon Maite Baron, fondatrice du cabinet de conseil en management de carrière, The Escape entreprise, basé à Londres : « Il n’y aura ni emplois ni carrière à vie. Les anciennes règles au sujet des carrières pare-balles traditionnels, tels que l’architecture, la comptabilité et le droit ne sont plus applicables. Même aujourd’hui, les avocats stagiaires, par exemple, sont déjà sous la menace des logiciels. »

Pour Madame Baron la seule chose dont on peut être sûr au sujet de l’avenir du travail, c’est que l’apprentissage continu sera essentiel. «Que ce soit par la formation sur le tas ou en poursuivant votre propre programme d’apprentissage personnel, vous devez prendre la responsabilité de développer la réflexion latérale et la mentalité flexible qui vous rendra attractif auprès des employeurs potentiels», a-t-elle dit.

S’éloigner des emplois automatisés

Selon un rapport paru en 2014 sur l’économie australienne, près de 500 000 emplois dans ce seul pays pourraient être perdus en raison de l’automatisation et de l’intelligence artificielle dans les années à venir. Un précédent rapport sur les impacts de la technologie a révélé que 45% des emplois américains courent le haut risque d’être remplacés par des ordinateurs dans les deux prochaines décennies. Devant cette réalité « Il est logique, selon Baron, de se concentrer sur les domaines où des robots et des logiciels sont moins susceptibles de prendre le relais dans un avenir proche. Cela signifie des emplois où l’interaction de la créativité ou de la technologie à compétences humaines sont importantes, telles que les entraîneurs, les thérapeutes, les développeurs de logiciels ou ingénieurs robotiques, par exemple. »