Après avoir vu sa musique rejetée à maintes reprises par des patrons de maisons de disques la jugeant trop complexe, l’artiste a fini par sombrer dans un profond découragement. Elle a pataugé dans l’ombre, sa musique ne circulant guère au-delà du cercle familial ou de quelques prestations occasionnelles lors de dîners privés.
Elle a continué à composer tout au long des années 1960, mais à un rythme plus lent, tout en occupant divers emplois, notamment celui de rédactrice en chef d’un journal local radicalement progressiste.
On ignore comment sa vie s’est réellement terminée. L’auteur et chef d’orchestre, Howard Fishman, relate dans son livre consacré à la Musicienne que certains pensent qu’elle aurait précipité sa voiture du haut d’une falaise au Canada, tandis que d’autres soutenent qu’elle auraient refait sa vie au Brésil.
Quelle que soit la réalité, la disparition jamais élucidée de Connie Converse a indéniablement conféré une aura de mystère supplémentaire à sa musique lorsque celle-ci a été révélée au grand public, des décennies plus tard.
Le style Converse
Connie Converse a grandi à Concord, dans le New Hampshire (USA), au sein d’une famille chrétienne conservatrice où l’alcool et les discussions sur la sexualité étaient proscrits. Sa musique porte un récit autobiographique brut de l’époque où elle s’est affranchie de cette éducation stricte pour vivre librement à New York. Elle tentait également, avec courage, de briser le tabou entourant la liberté sexuelle des femmes et leur émancipation en la matière.