Dans les années 1950, Connie Converse a écrit des chansons significatives et avant-gardistes, tout en restant dans l’ombre, avant de se volatilisée au début de la cinquantaine. Plus d’un demis siècle après, grâce à une nouvelle réédition de son œuvre, l’auteure-compositrice-interprète, méconnue à son époque, refait surface.
Musicienne acharnée, travaillant à la marge, tardivement et en toute intimité, Elizabeth Eaton « Connie » Converse a écrit la majeure partie de ses chansons bien avant que Bob Dylan n’apparaisse sur la scène musicale et ne lance le mouvement des auteurs-compositeurs-interprètes.

Cependant, après avoir tourné dans des années 1960, Mademoiselle Converse a renoncé aux rêves de star, disparaissant subitement, totalement et définitivement de la scène en 1974, à l’âge de 50 ans, sans laisser la moindre trace.
Le mystère Converse
Prototype de la Musique totalement indépendante, Connie Converse était adepte du système « D » bien avant que ce terme, propre à l’ère d’Internet, n’existe. Equipée simplement d’un magnétophone à bandes Crestwood 404 et d’une modeste guitare acoustique -dont elle parvenait, on ne sait comment, à tirer une ampleur sonore digne d’un orchestre- elle a innové dans une relative obscurité, depuis des petits appartements, au début des années 1950.
Connie Converse a même tenté de créer un opéra folk ambitieux contenant ces paroles étrangement prophétiques : « Jamais eu de mari, jamais eu de fils / Morte à l’âge de 51 ans. »
Issue d’un milieu modeste, ses proches ont rapidement décelé en elle un véritable génie. Mais le public a mis du temps à le réaliser.