Les violences dans les relations intimes sont un ensemble de comportements, d’actes, d’attitudes, de l’un des partenaires ou ex-partenaires qui visent à contrôler et à dominer l’autre.

La violence conjugale se manifeste par, notamment, des agressions, des menaces ou les contraintes verbales, physiques, sexuelles, économiques, répétées ou amenées à se répéter, portant atteinte à l’intégrité morale de l’autre et même à son intégration socioprofessionnelle.

Ces violences affectent aussi l’entourage de la victime et de l’agresseur, notamment les autres membres de la famille, dont les enfants.

LE CYCLE

La violence entre partenaires doit se comprendre comme un cycle, une succession d’événements, certains apparemment peu importants (insultes, humiliations verbales…), d’autres plus graves (gifles, coups,…). Au fil du temps, les explosions de violence deviennent plus fréquentes, jusqu’à devenir insupportables.

Entre ces événements, l’auteur des violences tente de justifier son acte et de le minimiser. Il explique souvent ses gestes par un problème extérieur, comme le stress, l’alcool, le chômage… Il peut aussi faire croire à la victime qu’elle est coupable (« Elle l’a bien cherché ») et, souvent, celle-ci aura tendance à le croire.

La violence conjugale passe aussi par des périodes de « lune de miel », périodes de calme et de réconciliation. L’auteur prend conscience de ses actes et regrette. Il se sent mal, demande pardon, promet de changer et de ne plus recommencer et, surtout, assure son partenaire de son amour. Il va essayer de le reconquérir par des cadeaux et des promesses. Le doute s’installe alors chez la victime qui culpabilise et finit par s’excuser, convaincue qu’elle avait mérité cette violence. La victime a alors perdu tant ses repères que son estime d’elle-même. Elle s’isole de plus en plus.

Certains moments-clés peuvent également déclencher ou aggraver ce cycle de la violence, tels que la période de la grossesse mais aussi la tentative de rupture. La personne qui souhaite quitter le couple est en effet exposée à un risque accru de violence de la part de son partenaire. Dans la majorité des cas d’homicides conjugaux, la rupture est l’élément déclencheur du meurtre et l’auteur passe à l’acte dans les quelques semaines ou mois suivant la rupture. Ce danger réel explique en partie pourquoi il peut être très difficile pour les victimes de violence conjugale de se séparer de leur partenaire.

LES IMPACTS

Les impacts de la violence conjugale sur la victime peuvent être les suivants : Doute de soi (identité) ; Honte de soi ; Confusion mentale (perceptions) ; Perturbations : sommeil, alimentation, santé ; Forte médication ; Souffrance sociale…

La violence conjugale entraîne aussi des répercussions sur l’entourage et particulièrement sur les enfants qui, en tant que témoins directs ou indirects de scènes violentes, deviennent à leur tour des victimes. Ces enfants vivent dans un contexte basé sur la domination et l’agressivité, ils sont en proie à des conflits de loyauté et vivent dans l’angoisse.

De plus, la violence est rarement évoquée au sein de la famille. Le silence et le tabou qui entourent généralement ces situations font que les enfants ne reçoivent pas d’explications quant aux actes qu’ils observent et subissent. Ils n’ont dans ce cas pas la possibilité d’exprimer ce qu’ils ressentent ni d’être rassurés. Laissés dans un état de stress et de choc, ces enfants peuvent développer des problèmes affectifs et comportementaux qui auront des conséquences sur leur développement.

Les impacts de la violence intrafamiliale sur les enfants peuvent être les suivants (Union nationale des associations familiales) :Troubles de l’attention et hyperactivité ; Maladies chroniques répétées ; Difficultés scolaires ; Faible estime de soi ; tristesse ; anxiété ; dépression ; rébellion…

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Par Mary Maz

Source : AMNESTY INTERNATIONAL