« J’ai décidé que la variole du singe représente une urgence de santé publique de portée internationale », a annoncé, dans la matinée du 23 juillet 2022, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Monsieur Tedros a déclaré que bien que le comité d’urgence, convoqué deux jour plus sur la question, n’ait pas été en mesure de parvenir à un consensus, il a pris la décision après avoir examiné les cinq éléments requis pour décider si une épidémie constitue une urgence de santé publique de portée internationale.

Il a toutefois ajouté que « pour le moment, il s’agit d’une épidémie qui se concentre parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, en particulier ceux qui ont plusieurs partenaires, cela signifie qu’il s’agit d’une épidémie qui peut être maîtrisée et éradiquée grâce à des stratégies bien ciblées. »

L’OMS a initialement manqué de déclarer l’épidémie d’une urgence de santé publique de portée internationale après sa première réunion du comité d’urgence le 23 juin 2022. À l’époque, Monsieur Tedros a déclaré que le comité d’urgence avait indiqué qu’à l’heure actuelle, « l’événement ne constitue pas Urgence de portée internationale », mais a reconnu « l’évolution de la menace sanitaire » que l’OMS suivra de très près.

L’OMS définit une « urgence de santé publique de portée internationale », ou USPI, comme « un événement extraordinaire » qui constitue un « risque de santé publique pour d’autres États par la propagation internationale de maladies » et « qui nécessite potentiellement une réponse internationale coordonnée ».

La variole du singe est un cousin moins grave du virus de la variole maintenant éradiqué. Il est endémique dans certaines parties de l’Afrique de l’Ouest et du Centre et est généralement contracté par un rongeur ou un petit mammifère.

Le virus de la variole du singe peut se propager par contact avec des liquides organiques, des plaies ou des objets tels que des vêtements et de la literie contaminés par le virus. Il peut également se propager d’une personne à l’autre par des gouttelettes respiratoires, généralement dans un environnement proche.

Quiconque a été en contact avec une personne atteinte d’une éruption ressemblant à la variole du singe, ou qui a été en contact avec une personne qui a un cas probable ou confirmé de variole du singe, présente un risque élevé d’infection. Pour l’instant, un grand nombre de cas concernaient des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, et les responsables de la santé publique concentrent leurs efforts de prévention sur ce groupe.

Notis©2022

Par Mary Maz