Mariage forcé
Les femmes ne disposent pas de leur corps en Guinée. Près de 63% ont été mariées alors qu’elles n’étaient encore que des adolescentes.
Les Guinéennes sont les femmes à subir le plus de maternités précoces dans le monde avec les Nigériennes et les Maliennes, dont les trois quarts attestent ne pouvoir refuser un rapport sexuel avec leur partenaire.
Les pays voisins comme l’Erythrée, la Sierra Leone affichent des chiffres du même ordre. La fréquence des conflits dans ces zones ne font qu’aggraver la situation des femmes, première victimes des guerres.
Excision
Elles ne sont que 2% de femmes à avoir échappé au rasoir leur lacérant le sexe. En Somalie, l’excision est un geste banal. Pourtant, c’est en Egypte qu’elles sont les plus nombreuses, c’est-à-dire 27.2 millions. L’ONU estime à 130 millions le nombre de femmes dont on a coupé le clitoris et cousu les lèvres pour que leur futur mari soit assuré de leur virginité.
Viol institutionnel
L’Onu a qualifié le viol de « problème national » en Inde. Là-bas, le viol conjugal n’est pas un crime et 94% des policiers trouvent normal qu’un homme puisse avoir des rapports avec sa femme sans son consentement. D’après une étude, plus de 25 000 viols sont signalés chaque année. On ose à peine calculer ceux qui ont été tus.
plus d’une décennie après la vague de protestation massive qui avait suivi la mort d’une jeune femme violée dans un bus à New Delhi, l’Inde n’a pas changé grand chose. Deux cousines ont été retrouvées pendues dans un village de l’Uttar Pradesh, après avoir été violées.