Parité croissante

Parmi les 144 pays étudiés par le Forum économique mondial dans son rapport, la présence de femmes élues au sein de parlements ou nommées à des postes ministériels est plus forte que pour des responsabilités d’Etat. Plus de 95 % des gouvernements comportent des femmes, là où celles-ci n’atteignent les plus hautes responsabilités que dans 15 % des pays (à l’heure actuelle).

Les données publiées par le FEM indiquent que seuls six pays n’ont pas encore connu de ministres femmes (Bosnie-Herzégovine, Pakistan, Slovaquie, Arabie saoudite, Hongrie et Brunei). En dehors des zéros pointés, d’autres pays ont des gouvernements quasi exclusivement masculins. C’est le cas de l’Azerbaïdjan, du Liban ou encore de la Turquie, qui ne comptent qu’une ou deux femmes ministres.
A contrario, quatre pays ont 50 % ou plus de femmes au sein de leur gouvernement, le Cap-Vert, la Finlande, la suède et la France.

Dans le monde, les gouvernements sont en moyenne composés de 20 % de femmes. La situation est similaire lorsqu’on observe la présence des femmes dans les parlements nationaux. Deux pays sur les 144 étudiés n’ont aucun parlementaire de sexe féminin (le Yémen et le Qatar) et la moyenne mondiale atteint 22,6 %. Les inégalités entre pays restent cependant très importantes.

Le Rwanda et la Bolivie sont les deux seuls pays dont les parlements sont constitués de plus de femmes que d’hommes, mais la présence de femmes reste marginale dans de nombreuses assemblées.

La moitié des parlements des pays étudiés par le FEM comportent moins d’une femme sur cinq élus.