De plus en plus d’éléments indiquent que ces plastiques se dégradent et libèrent des substances chimiques lorsqu’ils sont immergés dans de l’eau chaude.
Bien que de nombreux sachets de thé soient désormais fabriqués à partir de cellulose — un matériau exempt de plastique —, certaines marques utilisent encore un maillage en plastique pour contenir les feuilles de thé.
Dans leur étude, les chercheurs se sont concentrés sur deux types de « polluants éternels » — des substances extrêmement difficiles à dégrader — libérés dans les boissons : le bisphénol A (BPA) et les esters de phtalate (PAE).
Ces composés sont souvent utilisés comme plastifiants pour rendre les plastiques plus souples et plus résistants.
Le BPA est un perturbateur endocrinien qui peut être absorbé par l’organisme via le système digestif.
En perturbant le système hormonal, il entrave le développement normal, ce qui peut entraîner un affaiblissement du système immunitaire, un risque accru d’obésité et de diabète, une baisse du nombre de spermatozoïdes, des problèmes de fertilité à l’âge adulte, ainsi qu’un risque plus élevé de maladies cardiovasculaires.
Des études ont également mis en évidence des preuves solides indiquant que le BPA nuit au développement cérébral, augmentant ainsi le risque de troubles tels que le TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) et les troubles du spectre autistique.
Les chercheurs ont calculé que la consommation de seulement 500 ml de thé équivaut à une exposition représentant 4,55 à 21,7 % de la limite journalière de sécurité pour le BPA. Selon eux, il convient de considérer cela comme un « avertissement crucial, en particulier pour les groupes vulnérables tels que les femmes enceintes et les enfants ».