En vingt ans les catastrophes provoquées par des phénomènes météorologiques comme les inondations, tempêtes, vagues de chaleur, sécheresses, «ont pris 606 000 vies», selon un rapport du Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNISDR).

Cela représente «en moyenne 30 000 vies par an, avec en plus 4,1 milliards de personnes blessées, devenues sans-abri ou ayant eu besoin d’une aide d’urgence», précise l’ONU.

La très grande majorité des victimes (89 %) vivaient dans des pays pauvres.

Les deux principaux émetteurs de gaz à effet de serre (GES), responsable du réchauffement, la Chine et les États-Unis ont subi le plus grand nombre de catastrophes, du fait notamment de l’étendue de leurs territoires. Mais ce sont les populations de la Chine et de l’Inde (3e pays émettant le plus de GES) qui sont les plus touchées.

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Viennent ensuite le Bangladesh, les Philippines, la Thaïlande. En Amérique, le Brésil est le pays dont la population a été la plus affectée. En Afrique, ce sont le Kenya et l’Éthiopie.

Les inondations ont représenté à elles seules 47 % des catastrophes. Elles ont touché 2,3 milliards de personnes, dont l’immense majorité (95 %) en Asie, et fait 157 000 morts.

Bien que moins fréquentes, les tempêtes ont été les catastrophes les plus meurtrières, avec 242 000 morts. Quant aux températures extrêmes, elles ont provoqué 164 000 décès.

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Ces catastrophes, «de plus en plus fréquentes», ont entraîné des pertes financières évaluées à 1,9 milliard de dollars, selon l’ONU.

«Bien que les scientifiques ne soient pas en mesure de déterminer quel pourcentage de cette hausse est attribuable au changement climatique (…), il est quasiment certain que nous allons assister à une augmentation des catastrophes météorologiques dans les prochaines décennies», précise le rapport.

Notis©2015

Sources: “The human cost of weather related disasters