Mais lorsque les chercheurs ont utilisé uniquement la durée du tabagisme – en identifiant par exemple les personnes ayant fumé pendant environ 20 ans, quelle que soit l’intensité de leur consommation – la proportion de cancers non détectés est tombée à seulement 7,5 %.
Ils ont conclu que ces résultats suggèrent que les directives actuelles pourraient ne pas identifier avec précision les personnes dont le risque augmente lentement au fil du temps, contrairement aux fumeurs quotidiens et importants.
Latence
Les scientifiques informent depuis longtemps qu’arrêter de fumer à tout âge contribue à réduire le risque de cancer, les baisses les plus importantes de ce risque survenant après la première décennie d’arrêt – mais le risque ne disparaît pas complètement.
La nouvelle étude vient confirmer que le risque peut rester élevé bien plus longtemps que ne le prennent en compte les seuils de dépistage actuellement en vigueur dans certains pays. Elle vient s’ajouter aux preuves que même le tabagisme occasionnel comporte de graves risques, notamment, de cancer.
C’est une situation particulièrement préoccupante, d’autant plus que le nombre de fumeurs occasionnels tend à augmenter plus que celui des fumeurs quotidiens. De fait, de nombreux fumeurs réduisent leur consommation grâce à la cigarette électronique, mais n’arrêtent pas complètement.
Il est important de comprendre que réduire sa consommation de cigarettes sans arrêter totalement représente toujours un risque important pour la santé.
L’équipe a ajouté que la durée du tabagisme est plus facile à mesurer avec précision que le nombre de paquets-années, qui repose sur la capacité des personnes à se souvenir exactement de leur consommation quotidienne sur une décennie.