Le monde moderne ne favorise donc guère la concentration.
Le trouble déficitaire de l’attention (TDA), répertorié comme un trouble cognitif, est ainsi devenu un phénomène de société.
La diversité
On distingue au moins trois types d’attention : la focalisation extérieure, la focalisation intérieure et la focalisation vers autrui.
Ce que l’on appelle couramment « attention » correspond à la « focalisation extérieure ». La pensée doit se concentrer sur un objet précis : une leçon à apprendre, un tableau à observer, etc. Cela peut se faire en se focalisant sur un détail (l’arbre), sur un ensemble (la forêt), ou sur les relations entre les différents détails.
L’attention focalisée et l’attention flottante sont deux formes d’attention. Pour éviter de se disperser, il faut apprendre à passer d’un regard à l’autre.
La focalisation intérieure correspond à la conscience de soi. C’est ce qui nous met en phase avec nos intuitions, et nous aide à prendre des décisions.
La focalisation sur autrui, troisième type d’attention, relève de l’empathie. Elle fait partie de l’équipement mental nécessaire pour bien gérer nos relations.
La clé
Pour fortifier ces différents types d’attention, il existe plusieurs voies. La première piste consiste à se débrancher provisoirement de tout notre environnement numérique.
C’est le cas de cette femme qui a décidé de mettre son téléphone portable dans le tiroir en rentrant chez elle pour éviter de le consulter à tout bout de champ.
On peut aussi parvenir à une meilleure concentration en pratiquant des exercices courants issus des techniques de méditation : observer ses pensées et émotions pour apprendre à les dompter.