Les pertes économiques décennales liées aux catastrophes naturelles, s’élèveraient  à plus de 3 milliards de dollars, soit plus d’un milliard de plus que la décennie précédente, selon un rapport financé par le courtier d’assurance mondiale spécialisé dans les risques, la retraite et la santé.

Le rapport annuel évalue l’impact des catastrophes naturelles mondiales – donnant ainsi un aperçu des tendances en développement, ainsi que la « gérabilité » de leurs impactes.

Le coût économique des catastrophes naturelles pour les économies mondiales a atteint 2,98 milliards de dollars entre 2010 et 2019, soit 1,19 milliards de dollars de plus que 2000-2009. La région Asie-Pacifique représente  44% de ce total. Au cours de cette même période, les assurances, privées et publiques, ont versé 845 milliards de dollars dans le monde, les États-Unis représentant 55% du total, selon le journal de l’assurance.

Des événements météorologiques plus intenses, des populations plus importantes dans l’impasse  des catastrophes et des perturbations généralisées de la chaîne d’approvisionnement à l’échelle mondiale, ont contribué à la forte augmentation des dommages économiques.

La principal leçon à retenir de la dernière décennie des catastrophes naturelles a été l’émergence de périls auparavant qualifiés de « secondaires » – tels que les incendies de forêt, les inondations et la sécheresse – qui sont devenues beaucoup plus coûteux.

La recherche scientifique indique clairement que le changement climatique continuera d’affecter tous les types de phénomènes météorologiques et, par la suite, aura un impact sur les zones de plus en plus urbanisées.

L’année 2019 a vu un total de 409 catastrophes naturelles mondiales qui ont totalisé 232 milliards de dollars de pertes, dont 71 milliards de dollars couverts par l’assurance. Le graphique ci-dessous montre que les inondations intérieures et les cyclones tropicaux ont créé le plus grand péril, y compris des pertes en vies.

L’année 2019 a été la deuxième plus chaude jamais enregistrée au niveau des températures terrestres et océaniques depuis le début 1851. La recherche scientifique indique que le changement climatique continuera d’affecter tous les types de phénomènes météorologiques et entraînera par la suite un plus grand risque de dommages.

Les dégâts économiques ne doivent pas faire oublier les pertes en vie humaine du fait du changement climatique.

Plus de 10000 personnes ont perdu la vie en raison de catastrophes naturelles en 2019. Pour la neuvième année consécutive, le total annuel était inférieur à la moyenne du XXIe siècle et se classait parmi les 10 ans avec le plus faible total de décès liés aux catastrophes depuis 1950. Environ 59% des décès sont survenus dans la région Asie-Pacifique et 36% en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique.

La catastrophe la plus meurtrière de 2019 a été les inondations prolongées de mousson en Inde, qui ont fait au moins 1750 morts. Le cyclone Idai, avec des dégâts destructeurs au Mozambique et des effets supplémentaires dans la région élargie de l’Afrique australe, a fait au moins 1 303 morts.

Il convient de noter qu’il subsiste une incertitude concernant le nombre de morts de l’ouragan Dorian. Le bilan officiel est de 83, bien que des centaines de résidents des Bahamas soient soupçonnés d’être morts après avoir été emportés dans l’océan.

Le tremblement de terre le plus meurtrier de 2019 a été le tremblement de magnitude 6,4 en Albanie, avec 52 morts, survenu en novembre.

Notis©2019

Par Sidney Usher

sources : “Weather, Climate & Catastrophe Insight