Aujourd’hui, les auteurs qui veulent publier leurs œuvres sont le choix entre les méthodes d’édition traditionnelles et l’auto-édition. Cependant, le choix n’est pas une tâche facile. Chacun des deux modes de publication a des avantages et des inconvénients qu’il faut bien peser avant de faire son choix.

Définitions

Dans l’édition traditionnelle, l’auteur, qui a terminé son manuscrit, écrit une requête ou une proposition qu’il soumet à une maison d’édition (ou a un agent littéraire qui se chargera de le faire à sa place). Puis, l’éditeur lit le manuscrit, examine la conformité par rapport à sa ligne éditoriale, et décide soit de le rejeter (en laissant l’auteur libres de proposer le fuit deson talent à un autre éditeur) soi de le publier.

Si la maison d’édition décide de publier le livre, elle achète les droits à l’écrivain et lui paie une avance sur les redevances futures. La maison engage les frais pour la conception, la réalisation, le nombred’exemplaires, le système de distribution sur les marchés pour atteindre le consommateur final.

Dans l’’auto-édition, le processus est différent. Un auteur qui décide d’auto-publier son œuvre devient essentiellement l’éditeur. L’auteur doit relire le texte final et trouver les fonds nécessaires pour concevoir, réaliser et publier le livre. Ici, l’’auteur est responsable de la distribution du livre, la gestion du stock,les campagnes de publicité et le marketing.

Dans le passé, l’auteur auto édité se retrouvait parfois avec des piles de livres invendus. Aujourd’hui, la technologie (l’impression à la demande, fichiers pdf…) permetaux auteurs qui se prennent totalement en charge d’avoir moins de copies imprimées dans leur appartement.

Différences

Avec l’édition traditionnelle, un manuscrit peut prendre des années pour devenir un livre. Tout d’abord, un auteur peut avoir à expédier son manuscrit à plusieurs maisons d’édition avant de recevoir une réponse favorable. Considérant que les grandes maisons d’édition généralement se donnent jusqu’à six mois pour étudier un seul manuscrit… eh bien, il faut s’armer de patience. Ensuite, si une maison manifeste de l’intérêt pour un livre, le processus de production effective du livre prendra au moins un an. Cette longue attente s’applique particulièrement aux romans et livres de fiction. Les livres d’actualité, traitant des événements mondiaux actuels peuvent être produits plus rapidement.

Avec l’auto-édition, un auteur peut littéralement avoir son livre dans ses mains dans un délai de six mois. Avec l’avènement des ebooks, ce processus peut être réduit à quelques semaines, voire quelques jours. Bien sûr, cette rapidité est fonction des moyens financiers dont ne disposent pas tous les auteurs.

En revanche, avec l’édition traditionnelle, l’auteur est payé en avance, le montant pouvant aller à sept chiffres. Dans l’édition traditionnelle, la maison d’édition, avec ses énormes ressources, son expérience, ses connaissances et ses contacts, promeut vigoureusement le livre pour un retour sur investissement. L’auto-éditeur est, lui, totalement seul, mais libre parce qu’il contrôle totalement son œuvre.

Souvent, la joie d’un auteur se transforme en désespoir quand un éditeur zélé déchire son manuscrit en lambeaux. Les éditeurs peuvent en effet refuser de publier un livre parce qu’il est trop controversé, ne correspond pas à la politique de la maison, ou tout simplement parce qu’il ne se vendra pas. Avec l’auto-édition, l’auteur a beaucoup plus de contrôle sur le contenu, la conception, l’apparence et la commercialisation de son œuvre.