La capacité à focaliser son attention sur les buts, les personnes ou les choses qui nous sont chers tend à se disperser face aux myriades de sollicitations qui nous assaillent de partout. Bombardés à tout instant de milliers d’informations par le canal de tous les sens (oreilles, yeux et toucher), nous succombons facilement à la déconcentration. Heureusement, il est possible de remédier à cette tendance à la dispersion. Comment ? En travaillant la capacité attentionnelle, qui peut se renforcer au fil du temps.

Le « vagabondage » spirituel

L’attention sélective ou la concentration, consiste à se focaliser sur une partie des informations qui nous parviennent et à mettre en mode « veille » tout le reste.
Le journaliste qui écrit son article ou le voyageur qui lit dans un transport commun sait mettre en sommeil provisoirement le monde extérieur pour se focaliser sur son champ de vision et sur ses idées.

Cependant cette capacité de concentration est limitée. En effet, des études montrent qu’en moyenne une personne qui lit s’évade en pensée entre 20 et 40 % du temps. Ce vagabondage de l’esprit, naturel et irrépressible, devient très gênant quand il faut nous concentrer – pour apprendre une leçon, résoudre un problème difficile ou tout simplement réaliser une action qui demande de la suite dans les idées.

Le TDA

Les nouvelles technologies ont envahi la cité de messages SMS, courriels et informations diverses. Le besoin de consulter son téléphone portable à tout bout de champ est devenu addictif: On est en manque de ce petit coup au cœur que l’on ressent quand on a un message. On sait que ce n’est pas bien de consulter son téléphone quand on est avec quelqu’un, mais on le fait.

Le monde moderne ne favorise donc guère la concentration. Le trouble déficitaire de l’attention (TDA), répertorié comme un trouble cognitif, est ainsi devenu un phénomène de société.

Les types d’attention

On distingue différents trois types d’attention : la focalisation extérieure, la focalisation intérieure et la focalisation vers autrui. Ce que l’on appelle couramment « attention » correspond à la « focalisation extérieure ». La pensée doit se concentrer sur un objet précis : une leçon à apprendre, un tableau à observer, etc. Cela peut se faire en se focalisant sur un détail (l’arbre), sur un ensemble (la forêt), ou sur les relations entre les différents détails. L’attention focalisée et l’attention flottante sont deux formes d’attention. Pour éviter de se disperser, il faut apprendre à passer d’un regard à l’autre.
La focalisation intérieure correspond à la conscience de soi. C’est ce qui nous met en phase avec nos intuitions, et nous aide à prendre des décisions.
La focalisation sur autrui, troisième type d’attention, relève de l’empathie. Elle fait partie de l’équipement mental nécessaire pour bien gérer nos relations.