L’oligarque milliardaire, possède une fortune de 10,5 milliards de livres sterling ou plus accumulée au lendemain de la chute de l’Union soviétique. Il possède un portefeuille immobilier londonien d’au moins 70 maisons, logements et habitation d’une valeur de 500 millions de livres sterling, ainsi que des flottes de voitures, de jets privés et de yachts d’une valeur de plus d’un milliard de livres sterling.

Abramovich et Putin entretiennent une longue “amitié” depuis le depuis le début des années 1990

La plupart des ses biens ont font l’objet de sanctions, suite à l’invasion de la Russie en Ukraine.

Un documentaire de la BBC l’a accusé d’être “le caissier de Poutine” et a dévoilé la découverte de nouvelles preuves sur des accords de corruption présumés qui ont fait sa gigantesque fortune. Un expert financier a même affirmé qu’il avait «volé des milliards» au contribuable russe. Bien entendu, les  avocats du propriétaire ; notamment, du club de football de Chelsea insistent sur le fait qu’il n’y a aucune raison d’alléguer que leur client est un criminel de la finance.

Reste que l’UE a gelé ses biens sous prétexte que « son argent huile les machines de guerre de la Russie ». Selon les enquêteurs Abramovich bénéficie d’un “accès privilégié” à Vladimir Poutine et ces “très bonnes relations” remplissent ses propres poches dans les industries qui offraient “une source substantielle de revenus” au Kremlin , aidant Moscou à financer son invasion de l’Ukraine.

L’homme d’affaires est né orphelin sans le sou à Saratov, dans le sud-ouest de la Russie. Il a été élevé par ses grands-parents à Komi, en Sibérie, dès l’âge de quatre ans. Il a commencé par vendre des poupées en plastique sur un étal de marché. Ceux qui l’ont côtoyé plus jeune ont noté sa détermination impitoyable pour devenir l’un des hommes les plus riches du monde avant l’âge de 40 ans. Il y parvint après avoir « acheté » des actifs de l’État.

En trois ans, Abramovich a conclu l’accord d’achat de « Sibneft », en utilisant prétendument un prêt de 137 millions de dollars mis en place par le Kremlin afin qu’il puisse acquérir la société pétrolière pour 250 millions de dollars. Le chemin vers son incroyable ascension a été facilité par une alliance avec l’oligarque Boris Berezovsky, qui a ouvert des portes dans les années 1990 grâce à sa relation étroite avec le président Boris Eltsine. En 2005, ladite société a été revendue au Kremlin pour 13 milliards de dollars.

On prétend également qu’en 2002 – après l’arrivée au pouvoir de Poutine – il a acheté Slavneft lors d’une autre vente aux enchères truquée, après qu’un soumissionnaire chinois rival ait été contraint de se retirer suite à la disparition (enlèvement ou kidnaping) mystérieuse de son négociateur.

Une enquête des forces de l’ordre espagnoles réalisée en 2012 sur le crime organisé russe a nommé Roman Abramovich, le décrivant comme “l’argentier de Vladimir Poutine”. Une accusation corroborée par le document de la télévision publique anglaise : « L’oligarque Roman Abramovich est considéré comme le gestionnaire des intérêts économiques de Vladimir Poutine ».

Vladimir Milov a déclaré: «Je pense qu’Abramovich pourrait partager la richesse avec Poutine. Poutine ne donnerait jamais rien à personne sans avoir des intérêts financiers directs impliqués ».

Les avocats d’Abramovich ont nié qu’il avait été protégé par Eltsine ou Poutine et ont nié être un “homme d’argent” pour Poutine.

Notis©2022

Par Sidney Usher

Sources : Roman Ibramovich’s Dirty Money