Au Yémen, 59,2 garçons de moins de 5 ans meurent pour 1 000 naissances vivantes, contre 51,1 filles. En Suisse, 4,5 garçons meurent sur 1 000 contre 3,8 filles. Au Royaume-Uni, le taux de mortalité infantile chez les hommes est de 4,9, contre 3,9 chez les filles. Aux États-Unis, où l’indice d’inégalité entre les sexes est de 1,21, 7,2 garçons meurent pour 1 000 naissances contre six filles.

Il est surprenant de voir la Corée du Nord parmi les 10 pays au monde où les taux d’inégalité entre les sexes soit les plus bas. Cependant, il faut préciser que la manière dont les données ont été collectées pourrait être un facteur déterminant. En effet, les indicateurs fournis par un pays ne sont pas forcément fiables.

«Les inégalités de genre se perpétuent au fil des générations grâce à ces chances de survie injustes», a déclaré le Dr Gallo. En effet, en raison d’une idéologie sexiste qui valorise les garçons par rapport aux filles, les jeunes filles sont souvent plus exposées au risque de mortalité en raison d’un accès réduit aux ressources en matière de santé et d’une exposition accrue aux risques. Ces filles subissent le même sort que leurs mères, qui peuvent elles-mêmes d’autant mois valorisées qu’elles sont moins en mesure de subvenir aux besoins de leurs filles.

Dans des pays comme l’Inde, les filles sont moins susceptibles d’être vaccinées et risquent davantage d’être excisées, ce qui peut provoquer des infections et des saignements. Des taux plus élevés d’IST (infection sexuellement transmissibles) chez les femmes peuvent également affecter l’avenir de leurs bébés à naître.

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