« Le soutien public à l’innovation doit prendre en compte le contexte et la structure particulière de l’agriculture familiale dans chaque pays», a dit l’organisation des Nations Unies dans son rapport, ajoutant que la grande majorité des exploitations agricoles dans le monde sont des petites ou très petites organisations qui souffrent de bas revenus.

Investissements dérisoires

Dans les pays les moins avancés, plus de 95% des exploitants agricoles travaillent sur moins de 5 hectares. Pourtant, pendant ces trois décennies, les investissements agricoles ont favorisé les grands secteurs de l’agro-industrie, au détriment des infrastructures nécessaires au développement et renforcement de l’agriculture familiale.

Pour garantir les droits fonciers, les Etats africains -depuis 2003- se sont engagés à accroître les investissements dans le secteur agricole, avec l’objectif d’y affecter 10% de leur budget. « Si des pays, comme le Ghana, Côte-d’Ivoire et le Burkina Faso ont dépassé cet objectif, l’investissement public agricole, dans son ensemble, ne dépasse pas 5%», a dit Ouédraogo, représentant d’une ONG basée à Ouagadougou (Burkina Faso).

La priorité d’aider les petits agriculteurs à sortir de la pauvreté passe par plusieurs actions:

*développer des infrastructures pour améliorer l’accès aux marchés local ;

*promouvoir l’accès aux intrants pour accroître les rendements ;

*clarifier le droits fonciers concernant les relations entre utilisateurs et propriétaires des terres agricoles ;