La chanson « I Just Wanna Live » (je veux tout simplement vivre) de Keedron Bryant parlant de ses peurs en tant qu’homme noir en Amérique, a été publiée par une grande maison du disque, le vendredi 19 juin 2020, le jour marquant la fin de l’esclavage aux États-Unis.

Au lendemain de la mort de George Floyd, un Afro américain de 46 ans atrocement assassiné par un policier, Keedron Bryant, âgé de 12 ans, a posté sur son compte Instagram une courte vidéo où il chante a cappella (sans musique d’accompagnement) des paroles simples et fortes qui ont immédiatement touché le public et ont rendu la vidéo virale. « Je suis un jeune homme noir faisant tout ce que je peux (…) je veux juste vivre », chante l’adolescent. Les paroles auraient été écrites par sa mère, joahnetta Bryant, une pasteure de 38 ans.

La mort de Floyd – l’un parmi une longue liste de Noirs tués –lâchement et injustement-par des forces de l’ordre – a déclenché des manifestations massives de Black Lives Matter contre la brutalité policière et le sombre bilan national du racisme bien enraciné au sein des États-Unis d’Amérique.

“Chaque jour, je suis chassé comme une proie. Mon peuple ne veut aucun problème”, chante Bryant.

Le message original a été apprécié plus de trois millions de fois et a fait l’éloge de Barack Obama à Katy Perry.

Il a également attiré l’attention Dem Jointz, un producteur bien établi qui a notamment travaillé avec Christina Aguilera ou Rihanna. Dem Joint aurait ajouté de la musique sur les paroles de l’adolescent. «  Il y avait tellement d’énergie provenant de la vidéo que c’était facile de créer la musique autour de sa voix», a-t-il précisé

Cette chanson sera sans doute l’un des symboles les plus forts des difficultés à être un jeune afro-américain aujourd’hui. La vidéo a été vue plus de 3,3 millions de fois sur Instagram. 

« Il est injuste que les Noirs ne puissent pas sortir et profiter de la vie et vivre sans avoir peur que quelque chose leur arrive, alors c’était un peu triste de chanter ces paroles, a déclaré Keedron Bryant. Mais [il y a] encore l’espoir que nous pouvons changer le monde. »

Notis©2020

Par Sidney Usher