Le paludisme est une maladie mortelle causée par des parasites Plasmodium qui sont transmis aux humains par les piqûres de moustiques – en particulier les moustiques femelles Anophèles infectés.

Il existe cinq espèces de parasites qui causent le paludisme chez l’homme, dont deux constituent la plus grande menace.

Le premier – P. falciparum – représenterait la majorité des cas en Afrique, dans la Région de l’Asie du Sud-Est, en Méditerranée orientale et dans le Pacifique occidental.

Le second, appelé P. vivax, est le parasite prédominant dans la Région des Amériques.

Symptômes

Fébrilité

Le paludisme est une maladie aiguë, qui est généralement définie comme une fièvre qui disparaît d’elle-même en trois semaines. Dans le cas du paludisme, la fièvre s’accompagne de maux de tête et de frissons.

Les symptômes peuvent être légers au début, mais s’il n’est pas traité dans les 24 heures, le paludisme à P. falciparum peut évoluer vers une maladie grave, entraînant souvent la mort.

Les enfants atteints de paludisme grave développent fréquemment un ou plusieurs des symptômes suivants : anémie grave, détresse respiratoire ou paludisme cérébral.

La défaillance multiviscérale chez l’adulte est également fréquente.

Personnes à risque

Près de la moitié de la population mondiale était exposée au paludisme. La plupart des cas de paludisme surviennent en Afrique subsaharienne, mais l’Asie du Sud-Est, la Méditerranée orientale, le Pacifique occidental et les Amériques sont également à risque.

Les groupes les plus à risque comprennent : les nourrissons, les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes et les patients atteints du VIH/SIDA, ainsi que les migrants non immunisés et les populations nomades.

Prévention et traitement

Il existe un certain nombre de moyens de prévenir le paludisme, la « lutte antivectorielle » – la lutte contre les moustiques eux-mêmes – étant considérée comme la plus efficace.

L’OMS recommande les moustiquaires imprégnées d’insecticide et la pulvérisation intra-domiciliaire à effet rémanent – comme étant efficaces contre les insectes.

Les médicaments antipaludiques peuvent également être utilisés pour prévenir le paludisme, comme la chimioprophylaxie, qui supprime le stade sanguin des infections palustres, prévenant ainsi le paludisme.

Vaccins

Il n’y a actuellement qu’un seul vaccin qui ait montré qu’il peut réduire considérablement le paludisme et le paludisme grave potentiellement mortel chez les jeunes enfants – RTS,S/AS01 (RTS,S).

Il agit contre P. falciparum, le paludisme le plus mortel, et prévient environ 4 cas sur 10.

Notis©2022

Par Mary Maz

Source : Organisation mondiale de la santé