L' »abordabilité » est un autre grand problème qui mine le continent. Il est simplement injuste que ce soient les populations les plus pauvres du monde qui paient le plus pour l’électricité. Nous devons trouver des moyens de mettre l’énergie à la disposition des consommateurs à faible revenu tout en veillant à ce que les marchés encouragent les investissements à long terme dans le secteur de l’énergie. Le coût est crucial pour la compétitivité des entreprises, en particulier dans les industries à forte intensité énergétique, telles que l’acier ou le béton, ou celles qui dépendent d’un approvisionnement ininterrompu, telles que la banque, le stockage frigorifique et l’informatique.

Un dernier point critique est la durabilité. La politique énergétique doit inclure des choix intelligents répondant aux objectifs environnementaux, sociaux et économiques d’un pays. Dans les régions à croissance rapide, la durabilité implique la mise en place de systèmes répondant à la demande croissante en énergie et aux objectifs de développement des pays.

L’Afrique regorge de sources d’énergie renouvelables, notamment la géothermie, l’énergie solaire et éolienne. Il dispose également d’un gaz naturel abondant, alors que seule une fraction du potentiel hydroélectrique colossal du continent a déjà été exploitée.

Le marché de l’énergie solaire va prospérer en Afrique et dans le monde. L’Afrique est l’un des continents les plus ensoleillés au monde: 85% des terres africaines reçoivent plus de 2 000 kilowattheures d’énergie solaire par mètre carré et par an. Près de 70% de la population des pays africains est située dans le Sahara et les zones environnantes n’ont pas accès au réseau. Avec l’aide des technologies solaire et micro-réseau, une révolution énergétique peut se produire en Afrique. L’énergie solaire aidera à réduire la dépendance aux combustibles traditionnels, tels que le charbon et le pétrole, et à accroître la part des sources d’énergie renouvelables dans le bouquet énergétique local.