Les lunettes connectées ou intelligentes passent progressivement de la science-fiction à la réalité. Leur principal atout est indéniable : un accès instantané à l’information, sans avoir besoin de sortir son téléphone.

Les utilisateurs peuvent, notamment, ne pas se perdre dans une ville inconnue grâce à des indications projetées directement sur les verres, recevoir des traductions de conversations en temps réel.

Cette technologie ouvre de nouvelles perspectives aux personnes en situation de handicap. Pour les personnes malvoyantes, cela représente un avantage inestimable, leur offrant un degré d’autonomie difficile à atteindre par d’autres moyens.

Cette intégration fluide entre les mondes numérique et physique exerce un attrait puissant, en particulier auprès de ceux qui privilégient l’efficacité et l’utilisation « mains libres ».

Le potentiel de gain en productivité est considérable, notamment dans des secteurs tels que la logistique, l’industrie manufacturière et la santé.

La possibilité d’augmenter la réalité pour renforcer la sécurité et faciliter les déplacements est donc immense.

Toutefois, la commodité d’une connectivité permanente a un prix : celui de la vie privée. Par nature, les lunettes intelligentes collectent en permanence des données sur l’environnement de son utilisateur. Cette réalité soulève des préoccupations majeures quant à la sécurité des données et à leur éventuelle utilisation abusive.

Bien qu’elles puissent être utiles aux personnes souffrant de déficiences visuelles ou auditives, ces lunettes sont également mises en cause dans une augmentation préoccupante du nombre de femmes filmées à leur insu.