Lorsque vous êtes plus de deux, adressez-vous le plus souvent possible au groupe et non à un seul en particulier. Dans un groupe, repérez les timides et essayez de les mettre à l’aise.

Si vous faites un aparté, veillez à ce qu’il ne se prolonge pas, quitte à y revenir par la suite.

Feedback : Essayez de mesurer le degré d’intérêt que vous porte votre auditoire. Nous sommes tous capables de sentir s’il est authentique ou non. Si votre auditoire est gagné par l’ennui, ne vous enfoncez pas, écourtez !

Les sujets à éviter

La santé : Le « médical » est à la mode. Cependant, nous ferions bien de nous inspirer des « English men » qui font de leur pudeur nationale (« sorry ») un rempart efficace.

Autrefois, on cachait soigneusement les pratiques addictives, mais depuis qu’on les expose à la télévision, on a droit aux récits des cures de désintoxication en tout genre, aux sevrages anti-tabac, anti-drogue …

L’argent : Transparence oui, étalage non.

La politique : Votre interlocuteur, en particulier, et la société, en général, n’ont pas à vivre vos indignations et vos partis pris, ni même à entendre votre argumentation militante.

La psychologie : L’impudeur est totale, elle est même à la mode. Rappelez-vous que le coach de l’entreprise n’est pas là pour vous conseiller sur votre vie sexuelle et que les stages de formation ont pour objectif d’améliorer vos performances et non de voir exposer votre complexe œdipien.

Les croyances : Si votre voyante vous jure que vous ne signerez plus de contrat et que l’informatique s’arrêtera brutalement à la nouvelle lune, n’en faites pas profiter vos collègues. La même pudeur s’impose concernant vos convictions religieuses.