La haute technologie a un coût, c’est ce qui explique pourquoi les smartphones sont si chers. Mais, une nouvelle recherche a découvert que ces gadgets ont une intelligence de façade : ils ne fonctionneraient tout simplement pas aussi bien que les téléphones mobiles plus basiques mis sur le marché dans les années 2000.

Les signaux

Une étude réalisée par le régulateur de l’industrie mobile, l’office fédéral de la communication (Ofcom), a découvert que les combinés sans fioritures du passé offrent de meilleures performances de signal pour effectuer des appels et envoyer des textes que les smartphones modernes vendus à des prix faramineux par, notamment, Apple et de Samsung.

Les tests effectués dans des conditions de laboratoire ont montré que malgré la haute technologie qui les enrobe, les smartphones ne sont incapables de capter les signaux faibles, alors que les appareils moins chers le font très bien.

La recherche diligentée par l’Ofcom a également constaté que certains smartphones testés nécessitaient un minimum de signal qui est 10 fois plus fort que ce qui est requis par les vieux téléphone cellulaire qui servent  juste à émettre ou recevoir des appels.

En moyenne, sur le réseau 2G, il faut un signalement au moins sept fois plus fort pour que les smartphones remplissent leurs fonctions d’écoute et d’envoie de message, comparativement aux téléphones non intelligents.

Le pire smartphone sur le réseau 3G a besoin d’un signal qui est neuf fois plus fort que le niveau minimum recommandé par la GSMA, l’organisme de normalisation pour l’industrie du mobile.

Sur le réseau 4G, le smartphone le moins performant requiert sept fois la puissance du signal recommandé pour envoyer des données.

Les investissements

Les conclusions de l’Ofcom appuient les allégations selon lesquelles le verre et le métal utilisés dans les smartphones, par opposition à la matière plastique utilisée dans les téléphones portables moins chers, sont responsables de la mauvaise qualité des appels.

La recherche menée par les experts en communication montre également que sur certains smartphone, la main peut affecter la qualité d’un appel, si la position de l’antenne est couverte par les doigts de l’utilisateur.

Cette étude apporte la preuve claire de la responsabilité des combinés dans la couverture du réseau téléphonique en général. En d’autres termes, outre l’investissement dans l’infrastructure qui est nécessaire pour améliorer la couverture à l’échelle nationale, en particulier dans les zones rurales, il faut également investir dans la fabrication des combinés de téléphones.

Ofcom a refusé d’identifier les smartphones qui ont été utilisés dans cette étude. Un porte-parole a justifié ce silence en déclarant: «Nous avons testé un très petit nombre de téléphones mobiles, non pas pour établir un classement, mais pour comprendre comment les combinés de téléphone fonctionnent dans différentes situations… »

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