Rares sont en tous cas les travailleurs de nuit qui imaginaient toutes les conséquences sociales, familiales ou médicales de l’emploi nocturne avant de les vivre.

Cela dit, il n’est pas toujours facile de convaincre un individu d’arrêter le travail nocturne, malgré les risques pour la santé: la surveillance de la hiérarchie est moins stricte durant la nuit, le sentiment de camaraderie entre collègues est souvent plus grand, il y a parfois des jours de congé supplémentaires, plus de temps pour s’occuper des enfants ou pour accéder aux services ouverts exclusivement la journée. Il reste également une longue série d’activités qui ne peuvent s’arrêter la nuit, soit parce qu’elles sont indispensables à la société, soit parce que le coût financier serait vraiment trop élevé: services d’urgence, police, hauts fourneaux, fonderies, etc.

Se pose dès lors la question de comment organiser au mieux le travail de nuit dans l’intérêt de la santé du travailleur. Les études menées jusqu’ici tendent à suggérer une série de conseils, afin de limiter au maximum les dégâts pour la santé des travailleurs nocturnes.
Quelques conseils pour améliorer le travail de nuit :
• Il doit résulter d’un choix personnel.
• Se reposer au lit durant au moins 6 à 7 heures, même si on ne dort pas tout ce temps. Encore faire une bonne sieste l’après-midi.
• S’organiser pour dormir dans de bonnes conditions: enlever la prise du téléphone ou brancher le répondeur, débrancher la sonnette ou mettre un papier sur la porte, occulter suffisamment la chambre, mettre des bouchons dans ses oreilles, etc.
• Prendre un repas chaud deux ou trois heures après le lever, avant de commencer le service de nuit, vers 18 heures par exemple. Prendre le repas si possible tous les jours à la même heure. Après la fin du service, ne pas prendre de repas copieux avant de dormir.
• Entretenir des rapports sociaux: essayer d’adapter son emploi du temps à celui de sa famille, de prendre un repas en commun avec ses proches, d’avoir des contacts avec d’autres travailleurs de nuit durant ses loisirs
• Privilégier les cycles courts: ne pas travailler durant six ou sept nuits successives mais de préférence trois, maximum quatre. Le déficit de sommeil a tendance à s’accumuler après plusieurs postes de nuit successifs, tandis que les rotations rapides de poste permettent de varier les horaires de repos et de préserver les contacts sociaux. L’organisme vit ainsi plus souvent dans son état normal, avec des conséquences moins néfastes en termes de fatigue et sur la santé.
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