Le poids de toutes les ordures flottantes sera plus important que celui e tous les poissons dans les océans, a indiqué un rapport paru le 20 janvier 2016. Le rapport est basé sur une étude mondiale menée par la Fondation Ellen MacArthur, une ONG qui milite en faveur du recyclage des déchets toxiques. Chaque année, seulement 14% des déchets plastiques sont recyclés dans le monde entier.

Plastisphère océanique.

Ces déchets non biodégradables échouent sur les plages et les îles éloignées, voyageant parfois à des milliers de kilomètres avant d’échouer sur la terre. Le plastique est dans l’estomac de plus de la moitié des tortues de mer dans le monde et à peu près tous les oiseaux de mer.

Le plastique est d’autant plus nocif et si massif, qu’une pile d’ordures ferait une véritable barricade entre la terre et la mer.

Il est prouvé que 95% des matières plastiques sortent de l’économie terrestre après une seule utilisation. Selon la fondation, « si nous continuons à produire des plastiques à la même vitesse et sans parvenir à trouver un moyen de les recycler, ils occuperont plus de la moitié de l’espace océanique en 2050 ». Le compte à rebours de 35 ans à donc commencé.

Au moins huit millions de tonnes de plastique finissent dans les océans chaque année, ce qui correspond au déversement par minute du contenu d’un camion-benne, affirme le rapport.

Economie de recyclage

La Fondation Ellen MacArthur propose la création d’une économie « circulaire » pour les plastiques. C’est ce qu’elle appelle «la nouvelle économie plastiques », que favoriseraient trois principales plates-formes:

1°. Améliorer les efforts de recyclage à l’échelle mondiale.

2°. Travailler pour réduire les fuites de déchets plastiques dans l’environnement.

3°. Éliminer les matières plastiques à partir de combustibles fossiles, ou en d’autres termes, chercher les moyens innovants pour créer des plastiques sans produits pétroliers.

Dominic Waughray, porte parole de Fondation Ellen MacArthur a déclaré dans un communiqué de presse, «Ce rapport démontre l’importance de déclencher une révolution dans l’écosystème industriel des matières plastiques.”

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