Les scientifiques ont longtemps débattu sur la question de savoir si la richesse est génétique ou culturelle. Depuis longtemps, la tendance majoritaire est que « si vos parents sont riches, alors il y a de force chance que vous soyez riche aussi ». Mais, voilà qu’une nouvelle étude prétend avoir finalement réglé définitivement le débat. Elle conclu qu’en matière de richesse, la « nourriture » est plus importante que la nature. « L’élément biologique joue un rôle mineur dans l’acquisition de la richesse », a dit Kaveh Majlesi, professeur d’économie et coordinateur de cette nouvelle étude parue sur le site fivethirtyeight.com

Des études antérieures ont tenté de déterminer les « caractéristiques génétiques» qui seraient à l’origine de la transmission de la richesse de parents à enfants.

Les dernières recherches, elles, ont constaté que la richesse d’un enfant adopté – avant de recevoir un héritage – est similaire à celle de leurs parents adoptifs, plutôt que celle de leurs parents biologiques.

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Les chercheurs ont basé leur étude sur les données provenant 2519 enfants adoptées entre 1950 et 1970. Ils les ont ensuite comparé avec les données sur la richesse globale des adultes entre 1999 et 2007. De cette comparaison, il ressort que les parents biologiques ont tendance à être plus jeunes, plus pauvres et moins instruits que les parents adoptifs.

Les chercheurs ont constaté que dans les pays où il y a une grande disparité économique, comme les États-Unis, les parents adoptifs ont 5 à 20 fois plus d’influence dans l’ascension de l’enfant adopté que ses parents biologiques.

«Nos résultats suggèrent que la transmission de la richesse ne s’explique pas par le fait que les enfants de familles aisées sont intrinsèquement plus talentueux. Même dans une société relativement égalitaire, comme la Suède, la richesse engendre la richesse.»

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