Les plus grandes banques permettent aux criminels et aux frondeurs de virer de l’argent sale à travers le monde entier, en toute impunité.

Ces informations sont continues dans des dossiers financiers qualifies de « secrets les mieux gardés du système bancaire international».

Ces documents bancaires, finalement publiés par le Consortium international des journalistes d’investigation, détaillent le blanchiment d’au moins deux milliards de dollars provenant de transactions douteuses.

Les Fichiers FinCen

HSBC est l’une des nombreuses banques internationales dont le nom apparaît le plus dans la liasse massive tenue au secrets par le gouvernement américain. Ces fichiers montrent que HSBC a continué à transférer des fonds vers des comptes à Hong Kong des mois après avoir été averti d’une transaction très douteuse d’une valeur de 62 million de livres sterling. Lorsque la plus grande banque du Royaume-Uni a fermé les comptes des fraudeurs, ils avaient déjà été vidés.

En réaction à cette révélation, HSBC a déclaré dans un communiqué que «toutes les informations fournies par le consortium sont d’ordre historiques», réitérant son engagement à “revoir sa capacité à lutter contre la criminalité financière” ».

Outre HSBC, les autres banques internationales qui apparaissaient le plus souvent dans les documents dont, notamment, JPMorgan, Deutsche Bank, Standard Chartered et Bank of New York Mellon.

Les cas avérés

Parmi les types de transactions mis en évidence par le rapport on note:

*les fonds traités par JPMorgan au nom et pour le compte des particuliers et société potentiellement corrompus au Venezuela, en Ukraine et en Malaisie;

*l’argent lié à un milliardaire ukrainien traité par la Deutsche Bank.

*l’un des amis les plus proches de Vladimir Poutine, le milliardaire Arkady Rotenberg aurait utilisé la Barclays Bank, basée à Londres, pour blanchir de l’argent et éviter les sanctions;

*en mars 2014, la Russie a été frappée de sanctions après l’annexion de la Crimée. Rotenberg, un ami d’enfance de Poutine, et son frère Boris ont été désignés «membres du cercle restreint des dirigeants russes» par le département du Trésor américain. Il est allégué qu’un compte appelé “Advantage Alliance”, créé avec Barclays en 2008, a été utilisé par Rotenberg pour transférer des fonds afin d’acheter des millions de livres d’art à Londres. Les dossiers divulgués suggèrent que bon nombre des transactions via le compte sont intervenues après la sanction décidée econtre les frères Rotenberg.

Un porte-parole de Barclays a réagi en déclarant: “Nous pensons que nous avons respecté toutes nos obligations légales et réglementaires, y compris en ce qui concerne les sanctions américaines”. Quant aux Rotenberg, ils n’ont fait aucun commentaire.

Les faiblesses défensives

Le groupe anti-corruption Transparency International a déclaré que les nombreux rapports d’activités suspectes montrent à quel point « le blanchiment d’argent dans le secteur financier est un problème majeur». Selon Transparency, cette fuite massive de capitaux est le témoignage de l’échec continuel des banques, y compris les plus grandes, dans la lutte contre les activités suspectes. Au contraire, les banques offrent leurs services à ceux qui ont de l’argent à cacher.

Les recherches de Transparency International UK ont précédemment identifié 86 banques et institutions financières britanniques qui ont, involontairement ou non, aidé des individus corrompus à acquérir des actifs et à transférer des richesses suspectes.

Le directeur général de l’organisation a déclaré: “Ces révélations sont une mise en accusation accablante du système qui est censé empêcher le Royaume-Uni et d’autres centres financiers de devenir des paradis pour l’argent sale. Le gouvernement devrait réagir rapidement à cette enquête importante afin de démontrer que le Royaume-Uni est sérieux dans la lutte contre l’argent sale”.

Alex Cobham, directeur général de Tax Justice Network, une organisation militant en faveur d’une fiscalité international plus juste, a déclaré: “de nombreuses grandes institutions financières du monde ont globalement échoué à assumer leurs propres responsabilités, au nom de la réalisation de bénéfices – aussi sales soient-ils.

Les solutions anti-blanchiment