Les banques accessibles uniquement par Internet remettent en cause la relation classique entre le banquier et son client. Exit les rendez-vous dans un bureau, les conseillers invisibles répondent aux questions uniquement par sms ou mail, via un smartphone ou PC. C’est donc un modèle qui s’adresse à des profils autonomes et connectés.

Au-delà des moyens de paiement, les agences 100% dématérialisées ont des particularités qui pourraient convaincre les clients et opérateurs attachés au réseau traditionnel.

Des tarifs concurrentiels

Les tarifs représentent le principal atout des banques en ligne. Ces dernières n’ayant pas à financer un coûteux réseau d’agences physiques, elles affichent des niveaux de frais sans commune mesure avec leurs concurrentes traditionnelles. Avec une banque en ligne le package constitué par l’envoi de chéquiers en recommandé, des virements permanents ou occasionnels, les retraits à l’étranger… coûtera entre 37 et 97 euros par an, contre 246 euros prélevés par une banque physique. Principal élément justifiant cette différence : ces enseignes 100 % Web ne facturent généralement pas la tenue de compte, ni la carte bancaire, y compris les modèles haut de gamme Visa Premier ou Mastercard Gold. En revanche, les paiements à l’étranger, les découverts ou l’envoi des chéquiers en recommandé entraînent souvent des frais.

Des produits restreints

Véritable point faible des banques en ligne par rapport à leurs concurrentes “en dur”, le nombre de produits et services est globalement limité. Evidemment, cet inconvénient sera moindre pour un épargnant “multi-bancarisé”. Nous avons néanmoins choisi d’accorder de l’importance à ce critère, considérant qu’un client préfère souvent regrouper tous ses produits d’épargne dans une même banque. En outre, la richesse du catalogue varie beaucoup d’un établissement à l’autre. Ainsi, s’il apparaît que tous proposent un livret A et un livret de développement durable (LDD), une infime minorité commercialise le livret Jeune ou encore des produits d’épargne logement, notamment le plan d’épargne logement (PEL), pourtant attractif. Concernant les placements de plus long terme, tous les banquiers du Web disposent d’au moins un contrat d’assurance vie. Enfin, l’offre de prêt est discriminante et les crédits à la consommation sont pour l’instant rares.

Des services innovants

L’absence d’agences physiques pose nécessairement certaines limites. Concrètement, déposer un chèque ou de l’argent liquide est rarement réalisable, sauf pour les établissements ayant un partenariat avec un réseau bien établi. Pour contrer ces inconvénients, certaines banques numériques cherchent à innover, grâce à des options de signature de bordereaux de chèque en ligne, notamment. Elles développent aussi des services digitaux pour faciliter la capacité d’autogestion de leurs clients, avec des systèmes d’alerte de solde ou de dépassement de plafond de paiement par SMS et des outils de budget. Mais la plupart vont plus loin, avec quelques fonctions supplémentaires, comme la catégorisation automatique des dépenses (classement par type de dépense, destiné à améliorer la gestion). Certaines banques en ligne proposent l’option de coffre-fort qui permet au client de numériser ses documents importants et de les conserver dans un espace en ligne sécurisé.

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