Le botaniste et biologiste, Francis Hallé, ardent défenseur des forêts vierges, est mort à Montpellier (France) le 31 décembre 2025. Il avait 87 ans,
Dès sa naissance le 15 avril 1938, à Seine-Port, en Seine-et-Marne (France), son père agronome et sa mère qui « adorait les plantes » lui ont « mis cette passion dans la tête ». Sa vocation ne viendra pourtant qu’à l’âge de 20 ans : étudiant à l’université de La Sorbonne, à Paris, il voit se développer sur son balcon une petite plante dont « l’autonomie totale » et « l’altérité fondamentale » le fascinent.

En Côte d’Ivoire, où il vit de 1960 à 1968, Francis Hallé rencontre sa première forêt vierge, non modifiée par les humains, celle du Banco, près d’Abidjan. Francis Hallé soutient sa thèse à l’université d’Abidjan en 1966.
Il s’inspire de la sagesse d’un chef baoulé, pour développer ce qui deviendra sa spécialité, « l’architecture des arbres », permettant d’identifier les géants sans avoir accès à leurs fleurs.
À cette époque, se souvient-il, ces forêts « paraissaient invincibles ». Le botaniste arpente les sous-bois denses en Afrique, en Amérique, en Asie ou en Océanie, dessinant longuement pour « prendre le temps de faire connaissance avec les arbres, objets complexes en trois dimensions, qui ont parfois des centaines d’années ».
Lors de ses multiples conférences, ce passionné radicale du monde végétal s’était déclaré « étonné du niveau (élevé) de conscience du public » mais assurait parallèlement que « les politiciens s’en foutent ».