Du chaos provoqué par le referendum du Brexit, une femme mure (née en 1956) et pragmatique a émergé pour mener la Grande Bretagne hors de l’UE. Theresa May devient ainsi la deuxième femme à diriger ce pays après Margaret Thatcher.

Madame May s’est affichée officiellement – mais sans enthousiasme – en faveur du maintien de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne. Elle a gardé un profil bas tout au long de la campagne électorale. C’est quand le référendum du 23 Juin 2016 a livré son résultat désastreux, qu’elle a occupé le vide politique laissé par la démission précipitée et sans classe de David Cameron.

« Brexit signifie Brexit »

Ayant pris acte de la volonté du peuple britannique de sortir de l’UE, elle a dit dans sa première déclaration devant la presse qu’elle ne déclencherait pas le processus formel de sortie de la Grande-Bretagne de l’UE avant la fin de l’année au plus tôt, jusqu’à ce qu’une stratégie de négociation claire soit établie.

Bien que désormais seule leader au poste de premier ministre, May devra faire preuve de ténacité dans une lutte acharnée pour rassurer un pays en doute et réunir un parti conservateur profondément divisé.

Ses adversaires politiques -surtout les femmes- lui reprochent d’être  une «femme difficile et sanguine ». Mais,  May rétorque que c’est une qualité qui lui sera très utile pour les batailles à venir. « La prochaine personne que je vais découvrir se nomme Jean-Claude Juncker »,  aurait-elle dit aux députés, se référant aux négociations chargées de nuages avec le président de la Commission européenne.