« Le parti des nases »

Madame May est née, Theresa Brasier, dans le sud de la ville balnéaire anglaise d’Eastbourne, le 1er octobre1956. Son père Hubert était un pasteur anglican, c’est l’un des plusieurs points de rapprochement avec la chancelière allemande, Angela Merkel. Son éducation qui s’est faite dans une série de petites écoles publiques et privées – contraste avec le cercle de l’élite dont appartient la majorité des politiciens anglais.

Comme Cameron, elle a fréquenté l’Université d’Oxford, mais y a gardé un profil bas. C’est là qu’elle a rencontré son mari, Philip, un banquier, par l’entremise de Benazir Bhutto, premier ministre pakistanaise assassinée dans son pays.

Le couple s’est marié en 1980, n’a pas eu d’enfant. Sa rivale au poste de Premier Ministre, Andrea Leadsom, a tenté vainement de tirer profit de cette faille. Elle s’est retiré de la course à la direction du parti, deux jours après que les commentaires aient été publiés suggérant qu’elle est mieux qualifiée pour diriger le pays parce qu’elle a, elle, des enfants.

May a travaillé dans la finance, notamment à la Banque d’Angleterre, avant d’être élue, en 1997, député de la ville de Maidenhead, une banlieue de Londres. Dès son accession à la haute sphère du parti, elle fit des vagues en sinuant que le parti conservateur était dépassé et que les conservateurs devraient revoir leur image.

 «Des Mains Sûres»

Lorsque les conservateurs ont remporté les élections générales de 2010, May fut nommée au poste ministériel le plus difficile parce qu’il a détruit la carrière politique de plusieurs leaders. Mais, May a gardé la main sur le ministre de l’Intérieur pendant six ans, ce qui est un record dans l’histoire politique de la Grande Bretagne, depuis 1892.