La réaction des autorités

Le gouvernement ivoirien a mis en place une unité de police judiciaire spéciale, dénommée « Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité » (PLCC). Elle est composée de policiers, d’experts en informatiques et télécommunications, ainsi que de praticiens du droit. Cette haute autorité a pour objet de lutter contre la cybercriminalité et ainsi contribuer à la restauration de l’image ternie du pays à l’étranger.

Les rapports annuels publiés par la PLCC montrent une baisse constante de la cybercriminalité dans le pays. Selon les chiffres officiels, les victimes des fraudes cybernétiques ont perdu 6,2 M $ en 2012 et 6,6 M $ en 2013 à partir de la cybercriminalité menées depuis la Côte-d’Ivoire. Au total de $ 28m auraient été dérobés via internet depuis la mise sur pied de cette unité de police qui tient des registres de plaintes.

Fraud

Selon le chef de la PLCC, Moussa Ouattara : « la cybercriminalité est une menace sérieuse pour l’économie, l’industrie touristique et la réputation de la Côte d’Ivoire. Les victimes des «brouteurs» ne sont pas établies que dans les pays occidentaux. Notre rapport 2013 montre que les Ivoiriens sont de plus en plus victimes de cette nouvelle forme d’escroquerie. 42% des plaintes enregistrées dans nos registres proviennent des habitants de ce pays. La situation est donc très grave et nous sommes tenus de la prendre à bras le corps. Cela étant, nous ne sommes pas autorisés à arrêter tous les utilisateurs d’ordinateur. Mon équipe respecte les droits de l’homme et les procédures en vigueur. Nous transmettons le dossier des criminels suspectés à la justice après un examen approfondi.»