Une nouvelle étude vient tempérer les inquiétudes suscitées par les émissions de microplastiques.
Jusqu’à lors, les scientifiques effectuaient des estimations « ascendantes » à partir de modèles d’activité humaine ou se basaient sur des données d’émissions provenant d’une seule région.

Dans cette nouvelle étude, les chercheurs de l’Université de Vienne ont combiné 2 782 mesures de concentrations de microplastiques provenant de 283 sites différents entre 2014 et 2024.
Ces mesures ont ensuite été comparées aux modèles existants afin d’obtenir une nouvelle estimation, selon laquelle l’empreinte microplastique serait jusqu’à 10 000 fois inférieures aux estimations des études précédentes.
« Smog de plastique »
Cependant, les auteurs de l’étude ont mis en garde contre un laissez aller qui annihilerait les préoccupations environnementales et sanitaires des microplastiques, d’autant plus qu’il est avéré qu’une forte exposition aux microplastiques peut être néfaste pour la santé humaine et animale.
Alors qu’on pensait auparavant que les microplastiques provenaient principalement des mers, ces estimations montrent que les sources terrestres contribuent 20 fois plus à leur émission.
Cela signifie que les émissions totales de microplastiques terrestres dans l’atmosphère s’élèvent encore à environ six cents quadrillions de particules par an.
Les microplastiques sont de minuscules fragments de plastique mesurant entre un micromètre et cinq millimètres.
Sur terre, ces particules sont émises dans l’atmosphère par les véhicules, via l’usure des pneus et des plaquettes de frein, ainsi que par la dégradation de plus gros morceaux de plastique dans le sol et les océans.